La Cérémonie des sarraus a été un prétexte pour demander à plusieurs étudiantes et étudiants qu’est-ce qui les a menés vers la médecine
Lorsque les 315 étudiantes et étudiants de première année ont revêtu leur sarrau pour la première fois lors de la Cérémonie des sarraus, ils ont marqué leur entrée dans la communauté médicale. Derrière ce symbole se trouvent toutefois des parcours bien différents, tous portés par un même désir : comprendre, aider et accompagner les autres.
Pour plusieurs, le choix de la médecine s’est imposé progressivement. C’est le cas de Dragos Alexandru Ciobotea, originaire de Montréal, qui a d’abord entrepris une formation en physiothérapie. Au contact des patients et des équipes interdisciplinaires, son intérêt pour la médecine n’a cessé de grandir.
« L’exposition clinique au fil des années, le soutien de mon entourage et ma curiosité ont progressivement confirmé mon choix de poursuivre en médecine », raconte-t-il. « Je souhaitais approfondir ma compréhension du fonctionnement du corps humain et des interactions entre ses différents systèmes, tout en conservant l’attention portée aux personnes patientes que j’avais développée en physiothérapie. »
L’accompagnement de proches a aussi joué un rôle déterminant dans plusieurs parcours. Rose Rutigliano, originaire de Saint-Vallier-de-Bellechasse, souligne notamment l’influence de sa famille et de ses grands-parents dans sa réflexion.
« Mes grands-parents ont beaucoup influencé ma réflexion. Les voir vieillir me sensibilise aux enjeux démographiques de la population et aux besoins grandissants en matière de santé. […] Cela nourrit mon intérêt pour la gériatrie et, plus largement, pour une médecine humaine, accessible et adaptée à la réalité de chacun. »
Chez Marc-Olivier Paré, de Verchères, la volonté de contribuer au bien-être collectif s’est manifestée très tôt. Avant d’envisager la médecine, il se destinait à l’enseignement.
« Mon désir de contribuer au bien-être des autres a toujours occupé une place importante dans ma vie. C’est d’ailleurs cette volonté qui m’a d’abord mené vers un parcours universitaire en enseignement au secondaire, avec l’objectif de contribuer à ma communauté en participant à la formation des citoyens de demain. »
Au fil des études en sciences biomédicales qu’il a poursuivies par la suite, il a découvert une autre façon de mettre cette aspiration en pratique, en observant l’engagement des médecins auprès de leurs patientes et patients.
Une médecine de proximité
Parmi la nouvelle cohorte, certains ont choisi de poursuivre leur formation sur le campus de Lévis. Au-delà des considérations pédagogiques, cette décision reflète souvent un attachement profond à la région et à la proximité avec la communauté.
Originaire de Lévis et résidant dans Bellechasse, Kelly Godbout voit dans ce campus une occasion unique de conjuguer ses racines régionales et sa formation médicale.
« J’ai un grand sentiment d’appartenance à la région de Chaudière-Appalaches. […] Cela donne un côté vraiment humain aux études en médecine. »
Pour Rose Rutigliano, le choix de Lévis est intimement lié à son désir éventuel de pratiquer en région.
« Pour moi, étudier à Lévis représente une belle occasion de me rapprocher de la région, secteur où j’aimerais pratiquer éventuellement. Habitant moi-même en campagne, dans Bellechasse, je suis sensible aux enjeux d’accessibilité aux soins et au manque de médecins dans les milieux plus éloignés. »
Un attachement au territoire que partage également Nassim Maarouf, qui apprécie à la fois la diversité du milieu clinique et les liens privilégiés créés par les petites cohortes.
« Ça favorise des liens étroits entre collègues, mais aussi avec les enseignants, les résidents et le personnel de santé. »
La relation humaine au cœur de la vocation
Malgré la diversité de leurs expériences, un thème revient constamment dans les témoignages : l’importance de la relation avec les patients.
« Ce qui me motive particulièrement, c’est la possibilité d’avoir un impact concret dans la vie des gens. Je veux développer une relation de confiance avec mes patients, les écouter, comprendre leur réalité et les accompagner dans les décisions qui concernent leur santé », affirme Rose Rutigliano.
Cette même idée résonne dans les propos de Marc-Olivier Paré :
« À mes yeux, rien n’est plus précieux que la relation de confiance établie avec le patient, qui confie au médecin ce qu’il a de plus précieux : sa santé. »
Qu’ils arrivent de la recherche, de la réadaptation, des sciences biomédicales ou d’autres horizons, ces nouvelles étudiantes et ces nouveaux étudiants entament aujourd’hui le même parcours. Derrière le sarrau blanc se trouvent des personnes animées par la curiosité, le désir d’apprendre et, surtout, la volonté d’être présentes dans les moments qui comptent le plus dans la vie des autres.
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