Médecine et sciences infirmières : une collaboration pour moderniser de façon durable la formation en santé à Madagascar
Du 26 octobre au 8 novembre 2025, la Faculté de médecine, l’École des sciences de la réadaptation et la Faculté des sciences infirmières ont accueilli à Québec une délégation de l’Université d’Antananarivo, à Madagascar.
Cette mission fructueuse, rendue possible grâce à l’implication des actrices et acteurs médicaux, paramédicaux et administratifs, s’inscrit dans un partenariat interuniversitaire de longue date avec Madagascar. À l’horaire : ateliers pédagogiques, séances de simulation clinique, rencontres de supervision ainsi que des visites d’unités de formation et de recherche permettant un échange approfondi de savoir-faire et d’expériences.
La mission a permis d’exposer la délégation à nos approches en enseignement et en clinique. Le groupe repart avec de nouveaux outils qu’il pourra utiliser pour poursuivre la réforme de la formation médicale initiale, portée avec détermination et courage. Les retombées pourraient être très structurantes pour l’amélioration des soins de santé à la population malagasy.
« Les échanges ont nourri une réflexion collective sur la transformation des approches théoriques et pratiques au sein des programmes de formation en santé, dans une perspective d’amélioration de la qualité des soins », témoigne la médecin clinicienne enseignante titulaire au Département de médecine de famille et de médecine d’urgence et coordonnatrice de la mission, Janie Giard.
Un coup de cœur pour la visite d’Apprentiss
La Faculté des sciences infirmières et l’École des sciences de la réadaptation ont joué un rôle clef dans la mise sur pied d’activités axées sur la pédagogie innovante et la révision des programmes de formation. Elles ont favorisé la co-construction de référentiels de compétences adaptés à la réalité malagasy.
Moment fort de la mission, la visite du centre de simulation et d’évaluation en sciences de la santé des facultés de médecine et des sciences infirmières, Apprentiss. Le groupe a observé, en situation réelle, les pratiques pédagogiques par simulation et réfléchi à la manière de les adapter à son contexte d’enseignement.
Vers une gestion efficace et agile
Le succès de la réforme repose aussi sur une gestion efficace et agile des processus de planification, de mise en œuvre et de suivi. Ainsi, des responsables administratifs de l’Université d’Antananarivo ont pris part à un renforcement ciblé de leurs compétences, axé sur la gouvernance universitaire, la numérisation des processus et la gestion du changement. Ce volet a alimenté la réflexion sur la modernisation de l’administration et a offert aux gestionnaires des outils concrets pour relever les défis liés à la réforme.
Une collaboration sous le signe de l’ouverture culturelle
La mission a favorisé une ouverture culturelle et institutionnelle permettant au groupe malagasy de découvrir nos modèles et aux équipes québécoises de réfléchir aux défis liés à l’adaptation et à la contextualisation des savoirs en santé.
« Ce type de collaboration interfacultaire et interdisciplinaire représente l’essence même de notre université : une communauté ouverte où les expertises se rencontrent pour renforcer les capacités locales et favoriser la santé des populations, ici comme ailleurs », témoigne le doyen de la Faculté des sciences infirmières, Frédéric Douville.
« Ensemble, nous pourrons mieux soutenir nos partenaires dans la grande réforme qu’ils mènent avec détermination, guidés par le désir d’offrir de meilleurs soins à la population de Madagascar », ajoute la doyenne de la Faculté de médecine, Marie Arsenault.
À propos du partenariat entre l’Université Laval et les facultés de médecine à Madagascar
La mission s’inscrit dans le cadre du partenariat amorcé en 2011 et renforcé au fil des ans, notamment depuis la signature de l’entente avec l’Université d’Antananarivo et le ministère de la Santé publique de Madagascar en 2020.
Ce partenariat s’articule autour de la modernisation de la formation médicale et paramédicale à Madagascar afin de soutenir la mise en œuvre d’un système de soins de première ligne performant et équitable. Ce chantier bénéficie de l’appui de la Banque mondiale. Le volet de la formation des professionnelles et professionnels paramédicaux s’est ajouté en 2025.
Le projet mobilise également le vice-rectorat aux infrastructures et à la transformation de l’Université Laval ainsi que celui aux affaires internationales et au développement durable.
