Les trois marqueurs découverts permettraient entre autres d’anticiper les cas les plus graves dès le diagnostic de la maladie
Une équipe de recherche dirigée par Paul R. Fortin, médecin clinicien enseignant titulaire au Département de médecine et chercheur au Centre de recherche ARThrite et au Centre de recherche du CHU de Québec — Université Laval, en collaboration avec 33 centres internationaux, a découvert trois marqueurs capables d’indiquer, dès le diagnostic, si un lupus risque d’évoluer vers une forme grave.
Les analyses montrent que des niveaux élevés d’anticorps contre l’ARN mitochondrial sont liés à des problèmes vasculaires chez les femmes, tandis que ceux contre l’ADN mitochondrial sont associés à des atteintes rénales et à la mortalité. Actuellement, il n’existe aucun moyen fiable de prévoir la trajectoire du lupus.
L’équipe a déposé une demande de brevet pour un test basé sur ces anticorps, ouvrant la voie à des traitements personnalisés. L’étude est publiée dans Annals of Rheumatic Diseases.
