Vieillissement et participation sociale
La Faculté de médecine propose un nouvel épisode de son balado Santé sans rendez-vous, consacrant cette fois-ci ses échanges à un enjeu de société majeur : l’inclusion sociale des personnes aînées. À l’heure où le vieillissement de la population s’accélère, cet épisode met en lumière les déterminants sociaux, environnementaux et individuels qui favorisent la participation sociale, le pouvoir d’agir et le bien-être des personnes aînées.
Pour en discuter, l’animateur Jean Sébastien Sirois reçoit Samuel Turcotte, professeur sous octroi adjoint à l’École des sciences de la réadaptation de la Faculté de médecine, ainsi que Mireille Fortier et Frédéric Desjardins, professionnels de recherche à l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés (IVPSA) de l’Université Laval.
Comprendre l’inclusion et la participation sociale
Qu’entend-on exactement par inclusion sociale des aînés? En quoi la participation sociale est-elle déterminante pour la santé et la qualité de vie en vieillissant? Les invités rappellent que l’inclusion dépasse largement la simple présence dans la communauté : elle implique la reconnaissance, l’accessibilité, le respect des capacités et la possibilité réelle de contribuer à la société.
Les échanges abordent également les notions d’âgisme et de capacitisme, deux formes de discrimination souvent banalisées, mais dont les effets peuvent mener à l’isolement social, à l’autostigmatisation et à une diminution du sentiment d’appartenance chez les personnes aînées.
« Parallèlement au vieillissement de la population, on a vu aussi une augmentation de la prépondérance des incapacités. Quand on a des incapacités, ça a un impact sur notre aptitude à participer socialement, donc à vieillir en santé. »
-Samuel Turcotte
Des données préoccupantes et des pistes d’action concrètes
Les recherches évoquées indiquent que 16 % à 24 % des personnes aînées au Canada pourraient vivre une forme d’isolement social. Dans ce contexte, les invités présentent plusieurs facteurs favorisant l’inclusion, notamment la participation à des activités communautaires, politiques ou sociales, l’accès à des formations adaptées permettant de demeurer intellectuellement actif, le développement du sentiment d’appartenance au quartier et à la communauté ou encore la création de réseaux de soutien et de liens sociaux stables.
Des projets concrets, dont ceux menés à l’IVPSA et au Laboratoire vivant Adaptavie, illustrent comment des environnements inclusifs peuvent être cocréés avec les personnes aînées, en misant sur leurs intérêts, leurs forces et leurs aspirations.
Vieillissement, intergénérationnel et pouvoir d’agir
Samuel Turcotte souligne par ailleurs l’importance des activités intergénérationnelles, qui génèrent des retombées positives tant chez les jeunes que chez les aînés, en plus de renforcer la cohésion sociale. Les discussions abordent également des contextes particuliers, comme celui du traumatisme craniocérébral, où la double stigmatisation complexifie l’inclusion et appelle à des approches encore plus sensibles et accessibles.
Un thème central revient tout au long de l’épisode : le pouvoir d’agir des personnes aînées. Leur participation aux décisions, notamment dans des projets de recherche partenariale, contribue non seulement à produire des connaissances plus pertinentes, mais aussi à transformer les pratiques et les politiques publiques.
Un message qui s’adresse à toutes et tous
L’inclusion sociale des personnes aînées ne concerne pas uniquement les personnes âgées. Le vieillissement est un processus qui se prépare collectivement, dès aujourd’hui. Créer des milieux plus inclusifs, accessibles et solidaires bénéficie à l’ensemble de la société.
Pour écouter l’épisode : fmed.ulaval.ca/balado
Pour en savoir plus :
- https://cliniquedupeps.ulaval.ca/
- https://www.desjardins.com/particuliers/projets-evenements/retraite/je-profite/exploitation-financiere/index.jsp
- https://www.ivpsa.ulaval.ca/linitiative
