Nichée au cœur de Lac-Etchemin, cette communauté d’apprentissage offre un environnement exceptionnel pour apprendre, enseigner et pratiquer la médecine de famille, et ce, avec une vue sur le lac et le mont Orignal, deux emblèmes de la région
Des personnes passionnées qui contribuent chaque jour à la formation de la relève médicale, il y en avait plusieurs à la Conférence des doyennes et doyens des facultés de médecine du Canada, tenue du 4 au 6 octobre au GMF-U des Etchemins, en Chaudière-Appalaches. Au-delà de la richesse de l’enseignement et de l’expérience clinique offerte, c’est la chaleur humaine du milieu, l’esprit de collaboration et le sentiment d’appartenance qui transparaît.
Découvrez le parcours et les motivations de ces personnes inspirantes :
Alexandre Lefebvre, résident en médecine de famille au GMF-U des Etchemins (R2)
Originaire de Saint-Georges, Alexandre Lefebvre réalise sa deuxième année de résidence en médecine de famille au GMF-U des Etchemins. Attiré par la polyvalence de la profession, il apprécie la possibilité de développer des champs d’expertise tout en conservant une pratique diversifiée. Son intérêt pour la médecine d’urgence l’amène d’ailleurs à envisager une formation complémentaire dans ce domaine.
« Je trouve qu’en région, la médecine de famille, c’est là qu’elle brille le plus. C’est vraiment là que le médecin de famille peut être utilisé à sa pleine capacité. »
Ce qu’il apprécie particulièrement de son milieu de formation, c’est la proximité avec les médecins enseignants et l’accompagnement personnalisé offert aux résidentes et résidents.
« Je pense que ce qui fait une grosse différence ici, c’est la proximité avec les médecins enseignants. Ils sont toujours prêts à répondre à nos questions et à nous enseigner un petit peu plus. »
Passionné de vélo, de course à pied et de plein air, il profite de son temps libre pour demeurer actif et souligne l’importance de maintenir un bon équilibre entre la vie personnelle et la pratique médicale.
Véronique Duguay, médecin de famille au GMF-U des Etchemins
Médecin de famille depuis 2009, Véronique Duguay est arrivée au Lac-Etchemin pour une résidence qui devait durer quelques mois. Rapidement, elle est tombée sous le charme du milieu, de l’équipe et de la communauté. L’accueil qu’elle y a reçu a été déterminant dans sa décision de s’y établir et d’y construire sa carrière. Au fil des années, elle a développé des liens durables avec ses patients, accompagnant certaines familles à travers plusieurs générations. Pour elle, cette continuité des soins représente l’une des plus grandes richesses de la médecine de famille.
« J’ai eu un gros coup de cœur. J’ai tellement aimé ça ici que lorsque la ville m’a offert une place, j’ai décidé de rester. J’aimais vraiment beaucoup l’équipe et les patients, puis je n’avais jamais connu une équipe aussi chaleureuse qui intégrait autant les résidents. »
Sa pratique est à l’image de la médecine de famille : variée, stimulante et profondément humaine. Elle partage son temps entre le suivi en clinique, le sans rendez-vous, les visites à domicile, l’enseignement et la supervision de la relève, tout en ayant un intérêt particulier pour la gériatrie, les soins de longue durée et les soins palliatifs. Elle apprécie particulièrement le privilège d’accompagner les personnes et leurs proches à différentes étapes de leur vie, des premiers rendez-vous pédiatriques jusqu’aux soins de fin de vie. Mère d’un jeune garçon et grande sportive, elle apprécie également la flexibilité qu’offre la profession, qui lui permet de concilier carrière, famille et vie personnelle.
Raphaël Giroux, résident en médecine de famille au GMF-U Haute-Ville présentement en stage région au GMF-U des Etchemins (R2)
Résident en médecine de famille, Raphaël Giroud a choisi cette spécialité parce qu’elle lui permet de réunir plusieurs intérêts au sein d’une même pratique. Attiré notamment par la psychiatrie, la toxicomanie, la gériatrie et les soins aux clientèles vulnérables, il souhaitait exercer une médecine diversifiée et centrée sur les besoins des patients. Son stage au GMF-U des Etchemins lui a permis de découvrir un milieu où la proximité, la collaboration et l’accessibilité aux soins sont au cœur de la pratique.
« J’étais un omni-intéressé, donc la médecine de famille semblait la voie la plus adéquate pour mes multiples intérêts. J’aimais autant une partie de la psychiatrie, la toxicomanie, la périnatalité, la musculosquelettique, la gériatrie. »
Au GMF-U des Etchemins, il apprécie particulièrement les grands espaces, la présence de nombreux services réunis sous un même toit, comme les radiographies et les prélèvements, facilitant les démarches pour les patients et permettant un suivi rapide et efficace. Cette expérience en région lui a aussi montré à quel point les médecins de famille occupent un rôle central au sein de leur communauté et travaillent en étroite collaboration avec les autres professionnels de la santé. Conscient de l’importance grandissante des médecins de famille dans le système de santé, il souhaite contribuer à répondre aux besoins de la population tout en exerçant une médecine qui lui ressemble.
« Je suis conscient que c’est un besoin primordial pour les Québécois. »
À l’extérieur du travail, il aime voyager, profiter du plein air et passer du temps avec sa conjointe et ses proches. Il voit dans la médecine de famille une carrière qui lui permettra de conserver cette diversité qui le motive, autant dans son travail que dans sa vie personnelle.
Éric Dubuc, médecin de famille au GMF-U des Etchemins
Après une formation en chimie, Éric Dubuc a choisi la médecine avec le désir de se rapprocher davantage des gens et d’exercer une profession offrant à la fois autonomie, variété et possibilités d’évolution. Depuis 2010, il pratique au GMF-U des Etchemins, où il partage son temps entre la clinique, le sans rendez-vous, l’hospitalisation, la chirurgie mineure, l’enseignement et plusieurs projets liés à l’informatique médicale.
« Je voulais avoir un peu plus de contacts avec les gens. Je n’aime pas faire toujours la même chose. La médecine de famille, c’est diversifié. Je fais quelques semaines de bureau, ensuite de l’hôpital, puis du sans rendez-vous ou des techniques. Ça varie beaucoup les tâches. »
C’est justement cette diversité qui continue de le passionner après plus de quinze ans de pratique. Il apprécie particulièrement les procédures et la chirurgie mineure, des activités qui lui permettent de combiner précision technique, relation de proximité avec les patients et enseignement. La pratique en région lui offre aussi l’occasion de développer une expertise très large et de jouer un rôle important auprès de sa communauté. En plus de contribuer à la formation de la relève médicale, il s’implique activement dans l’amélioration des outils technologiques qui soutiennent le travail des équipes cliniques.
À l’extérieur du travail, il aime lire, partager différents loisirs créatifs avec ses enfants et profiter pleinement du temps passé en famille, un équilibre qu’il considère essentiel à une pratique épanouissante.
Clara Blackburn, externe en stage région au GMF-U des Etchemins
Originaire de Chicoutimi et actuellement en cinquième année de médecine à l’Université Laval, Clara Blackburn aspire à pratiquer en région une fois sa formation complétée. Inspirée par sa mère, médecin de famille, elle a développé très tôt un intérêt pour cette profession qui permet de suivre les patients à travers les différentes étapes de leur vie tout en exerçant dans plusieurs milieux de soins.
« J’aime pouvoir travailler avec des profils variés, autant au bureau, à l’hospitalisation qu’à l’urgence. »
Ce qui la séduit particulièrement de la médecine de famille est la grande diversité de la pratique. Elle apprécie autant l’aspect clinique que les possibilités offertes en milieu hospitalier et en urgence. Elle porte également un intérêt marqué aux soins palliatifs, un domaine où la relation humaine, l’écoute et l’accompagnement occupent une place essentielle. Pour elle, la médecine de famille permet d’être présente auprès des patients dans les moments les plus importants de leur parcours de vie. Son passage au GMF-U des Etchemins a confirmé son désir de pratiquer en région, notamment dans sa région natale.
Passionnée de course, de vélo et de plein air, elle voit dans la médecine de famille une profession qui lui permettra d’allier diversité clinique, relations humaines, qualité de vie et engagement envers sa communauté.
Hadassa Mabou, résidente en médecine de famille au GMF-U des Etchemins (R2)
Originaire du Cameroun, Hadassa Mabou avait déjà exercé comme médecin de famille avant de poursuivre sa formation au Québec. Aujourd’hui résidente de première année au GMF-U des Etchemins, elle apprécie la diversité de la médecine de famille et la possibilité de toucher à une multitude de domaines, des soins en santé mentale à la périnatalité.
« Pour moi, je n’aime pas la monotonie. Ça me fait du bien de savoir qu’aujourd’hui, je vois un problème de santé mentale et que demain ce sera autre chose. J’ai l’impression que je découvre toujours de nouvelles choses. »
Son expérience aux Etchemins dépasse ses attentes. Elle souligne la qualité de l’encadrement offert par les médecins enseignants, la disponibilité des superviseurs et la richesse des cas rencontrés. Intéressée tout particulièrement par la périnatalité et les accouchements, elle envisage de poursuivre sa formation dans ce domaine.
Paule Labbé, médecin de famille au GMF-U des Etchemins
Médecin de famille depuis plus de 35 ans, Paule Labbé a choisi cette profession pour sa diversité et la possibilité d’accompagner des patients de tous âges. Originaire de la Beauce, elle a effectué sa résidence au Lac-Etchemin avant d’y débuter sa pratique. Ce qui devait être un projet de quelques années est finalement devenu toute une carrière au sein de cette communauté.
« J’ai fait ma résidence ici au GMF-U des Etchemins, puis j’ai commencé mon bureau ici. Au début, je pensais que ça aurait été pour quatre ou cinq ans, mais voilà, ça fait quand même plus de 35 ans. »
Ce qui continue de la passionner aujourd’hui, c’est la capacité qu’offre la médecine de famille d’évoluer avec le médecin. Au fil des années, les intérêts changent, tout comme la pratique, ce qui permet de bâtir un parcours professionnel à son image.
« Quand on est jeune, on aime peut-être plus la pédiatrie ou la gynécologie, puis, avec le temps, les champs d’intérêt changent. Ce qui est le fun avec la médecine de famille, c’est qu’on peut harmoniser nos intérêts avec ce qui est offert. »
Pour Paule, cette souplesse est l’une des plus grandes forces de la profession. Elle apprécie également la qualité de vie qu’offre la région, un milieu accueillant qui allie proximité avec la nature et accès aux services de la ville. En dehors du travail, elle apprécie les activités culturelles, comme le cinéma et le théâtre, les journées de ski ainsi que les précieux moments passés en famille.
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