Une équipe de l’Université Laval recrée un milieu diversifié qui modifie l’immunité et le comportement des souris, offrant un modèle complémentaire pour la recherche biomédicale
Sébastien Hébert, professeur titulaire au Département de psychiatrie et de neurosciences, et son équipe ont créé un habitat semi-naturel pour les souris de laboratoire afin d’étudier l’effet d’un milieu plus diversifié sur leur santé. Les animaux y évoluent dans une grande piscine remplie de terre, de plantes et de foin, où ils peuvent creuser, grimper et cacher de la nourriture, reproduisant ainsi leurs comportements naturels.
Les premières analyses montrent que cet environnement influence le système immunitaire et les poumons des souris, offrant un modèle complémentaire aux conditions hautement aseptisées traditionnelles. L’objectif n’est pas de remplacer les modèles standards, mais de mieux comprendre les différences observées entre les souris de laboratoire traditionnelles et les humains, notamment en ce qui concerna leurs réactions à divers traitements, et d’améliorer la pertinence des études biomédicales.
Les signataires de l'étude, publiée dans la revue Mucosal Immunology, Mohamed Lala Bouali, Amir Mohamed Kezai, Marie-Josée Beaulieu, Joanny Roy, Papa Yaya Badiane, Véronique Lévesque, Luc Filion, Luc Vallières, Marie-Renée Blanchet et Sébastien Hébert.
