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Des chercheurs identifient un prédicteur potentiel de COVID longue

  • Source : Jean Hamann, ULaval nouvelles
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Les lymphocytes T4 jouent un rôle important dans le système immunitaire. Certains symptômes de la COVID longue pourraient résulter de la mort de ces cellules pendant la phase aiguë de l'infection.
NATIONAL INSTITUTE OF ALLERGIES AND INFECTIOUS DISEASES

La mort cellulaire qui frappe certaines cellules du système immunitaire pendant la phase aiguë de l'infection ouvrirait la porte à des séquelles associées à la COVID longue

Chez les personnes hospitalisées en raison de la COVID-19, il y aurait moyen de prédire, à partir d'une prise de sang, qui risque davantage de souffrir de COVID longue. En effet, pendant la phase aiguë de l'infection, certaines cellules du système immunitaire, appelées lymphocytes T4, montrent des taux plus élevés de mort cellulaire chez les patients qui auront une COVID longue que chez ceux qui se remettront sans séquelles de l'infection. C'est ce que rapporte une équipe de chercheurs de France et de l'Université Laval dans une étude qui vient d'être publiée par la revue Frontiers in Immunology.

Cette conclusion repose sur le suivi de 29 patients traités pour la COVID-19 du Centre hospitalier universitaire de Nîmes, en France. Des échantillons sanguins prélevés pendant la phase aiguë de l'infection ont permis aux chercheurs de quantifier l'abondance des différents types de cellules sanguines de même que la concentration de certaines protéines pro-inflammatoires ou anti-inflammatoires chez chacun des sujets.

Dans les mois qui ont suivi l'hospitalisation, 19 patients ont souffert de COVID longue alors que 10 patients n'ont eu aucune séquelle. En comparant la composition sanguine des sujets des deux groupes au moment de leur hospitalisation, les chercheurs ont eu la surprise de constater que les valeurs étaient similaires, sauf une.

« Le pourcentage de lymphocytes T4 en processus d'apoptose – une forme de suicide cellulaire – était de 37 % dans le groupe COVID longue contre 24 % dans l'autre groupe », résume le coresponsable de l'étude, Jérôme Estaquier, professeur à la Faculté de médecine de l'Université Laval et chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval.

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