Selon une étude, l’usage excessif des jeux vidéo peut accentuer certains symptômes psychotiques et compliquer la prise en charge
Une étude menée à l’Université Laval révèle que la dépendance aux jeux vidéo est deux fois plus fréquente chez les personnes vivant un premier épisode psychotique que dans la population générale (7 % contre 3 %). Cette comorbidité est associée à des symptômes négatifs plus marqués ainsi qu’à une détérioration du fonctionnement social et occupationnel, selon Maxime Huot-Lavoie, résident en psychiatrie, étudiant au doctorat à la Faculté de médecine et premier auteur de l’étude.
Menée auprès de 284 jeunes adultes suivis en intervention précoce, l’étude montre que la dépendance peut notamment freiner le retour aux études ou au travail. L’équipe de recherche souligne l’importance d’un dépistage systématique afin d’offrir des interventions adaptées.
Les chercheurs rappellent toutefois que les jeux vidéo peuvent aussi avoir certains effets bénéfiques, comme réduire l’anxiété et favoriser des interactions sociales en ligne.
Maxime Huot-Lavoie travaille sous la direction de Marc-André Roy, médecin enseignant et enseignant titulaire à la Faculté de médecine, et de Marie-France Demers, professeure à la Faculté de pharmacie, tous les deux affiliés au Centre de recherche CERVO et à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec.
Outre ces trois chercheurs, l’étude, publiée dans la revue scientifique Schizophrenia Bulletin, comptait parmi les signataires affiliés à l’Université Laval Olivier Corbeil, Laurent Béchard, Valérie Jomphe, Sophie L’Heureux, Anne-Marie Essiambre, Ingrid Salvini, Olivier Roy, Sébastien Brodeur, Paulina Montserrat Rrodriguez Cervantes et William James Desrosiers.
