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Détail de la nouvelle

Vers l'élimination du cancer du col de l'utérus

Les programmes de vaccination contre le VPH ont entraîné une baisse importante des infections causées par ce virus au cours de la dernière décennie.

L'efficacité de la vaccination contre le virus du papillome humain laisse entrevoir la quasi-disparition de ce cancer

Les programmes de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) sont d’une efficacité telle que les infections causées par ce virus ont connu une baisse draconienne au cours des dernières années. En fait, les résultats sont si probants qu’ils laissent entrevoir la quasi-élimination du cancer du col de l’utérus d’ici quelques décennies. Voilà la conclusion d’une étude publiée aujourd’hui dans The Lancet par une équipe de la Faculté de médecine de l’Université Laval et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval.

Rappelons que les maladies provoquées par le VPH comptent parmi les infections transmises sexuellement les plus courantes. Certaines formes du virus causent des condylomes génitaux ou anaux alors que d’autres provoquent des lésions pouvant conduire aux cancers de la bouche, de la gorge, du vagin, de la vulve, de l’anus, du pénis et surtout, du col de l’utérus.

« Le VPH est une composante présente dans presque 100 % des cas de cancer du col de l’utérus», signale la chercheuse Mélanie Drolet, première auteure de l’étude parue dans The Lancet. 

Le premier vaccin contre le VPH a fait son apparition en 2007 et depuis une centaine de pays ont mis sur pied des programmes de vaccination contre ce virus. Comme les vaccins contre le VPH sont plus efficaces lorsqu’ils sont administrés à des personnes qui n’ont jamais été infectées par ce virus, les premières campagnes de vaccination ont surtout ciblé les préadolescentes.

L’équipe de chercheurs dirigée par le professeur Marc Brisson a effectué une méta-analyse de 65 études récentes réalisées dans 14 pays qui ont implanté un programme de vaccination contre le VPH au cours des 10 dernières années. À l’aide de ces données portant sur un échantillon de 60 millions de personnes, ils ont comparé la fréquence des infections à VPH, des condylomes et des lésions précancéreuses du col de l’utérus dans chacun de ces pays avant et après l’implantation du programme.

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