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Détail de la nouvelle

Une question de taille

La cigarette électronique contient un élément chauffant qui transforme le liquide à vapoter en aérosol contenant des particules de différentes dimensions. La taille de ces particules influence l'endroit où elles se déposeront dans les voies respiratoires. Photo: Lindsay Fox

La dimension des aérosols produits par vapotage dépend du modèle de cigarette électronique et du liquide à vapoter

La taille des particules produites par vapotage, l’endroit où elles se déposent dans les voies respiratoires et, conséquemment, le type de problèmes de santé qu’elles risquent de causer varient en fonction du modèle de cigarette électronique et de la composition du liquide à vapoter. Voilà la conclusion à laquelle arrive une équipe internationale de chercheurs qui vient de publier ses travaux dans la revue Physiological Reports.

Rappelons que la cigarette électronique contient un élément chauffant qui transforme le liquide à vapoter en aérosol. La puissance de cet élément et la température qu’il peut atteindre varient selon les modèles. Quant aux liquides à vapoter, ils contiennent du propylène glycol, du glycérol, de la nicotine et des composés aromatisants. Les multiples combinaisons de ces molécules font en sorte qu’il existe des milliers de liquides à vapoter distincts sur le marché. Les effets à long terme de la cigarette électronique sur la santé sont encore mal connus. Toutefois, on croit qu’elle augmente les risques de mortalité des cellules qui tapissent les voies buccales, augmentant du coup les risques de maladies parodontales et d’infections à levure. Tout comme le tabac, elle créé une dépendance à la nicotine.

Des études antérieures ont montré que la force de l’élément chauffant et la composition du liquide à vapoter ont une incidence sur la production de composés toxiques pour les voies respiratoires. Par contre, on ignorait si ces variables avaient une incidence sur la taille de particules produites et sur l’endroit où elles risquent davantage de se déposer.

« Il s’agit d’une information importante, souligne Mathieu C. Morissette, professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec. Les particules de bonne taille finissent leur course dans la bouche et à la surface des voies respiratoires supérieures alors que les particules plus petites se fraient un chemin jusqu’aux alvéoles, des structures fragiles qui se régénèrent difficilement. »

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