Logo Université Laval Logo Université Laval Logo Université Laval

Détail de la nouvelle

Une molécule du Nord contre la malaria

Le parasite Plasmodium falciparum est responsable de la moitié des cas de malaria. Trois des quatre molécules synthétisées par les chercheurs se sont révélées efficaces contre ce parasite. Photo : Mae Melvin / CDC

Des chercheurs réalisent la synthèse de molécules antimalaria découvertes chez un champignon du Nunavut

La solution au problème de résistance aux médicaments qui se répand chez le parasite causant la malaria pourrait venir du Nord. C’est ce que suggère une étude publiée dans la revue Chemical Communications par une équipe de l’Université Laval. Ces chercheurs ont réussi la synthèse totale de molécules découvertes chez un champignon microscopique du Nuvavut et ils en ont démontré l’efficacité in vitro contre Plasmodium, le parasite de la malaria.

Cette percée fait suite à la découverte, en 2017, d’une nouvelle espèce de Mortierella dans les sédiments de la baie de Frobisher. Les chercheurs de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard qui ont décrit ce champignon microscopique ont constaté qu’il produisait quatre molécules qu’ils ont nommées mortiamides.

« Elles n’avaient pas d’activité biologique connue, mais nous avons constaté que leur structure présentait des similarités avec celle de composés ayant une activité antimalaria », explique Normand Voyer, du Département de chimie.

Les mortiamides sont présentes en très petites quantités dans les champignons.

« Pour en étudier l’efficacité contre Plasmodium, il en fallait davantage et il fallait être certains de leur pureté, poursuit le chercheur. La seule façon d’y arriver était de réaliser la synthèse de ces molécules. C’est ce que nous avons réussi à faire grâce à une approche inédite développée dans notre laboratoire. Nos analyses spectroscopiques ont révélé une conformité parfaite entre les molécules que nous avons produites et les molécules naturelles. »

Lire la nouvelle complète du journal Le Fil