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Détail de la nouvelle

Soigner le génome humain

Crédit : Musée de la civilisation

Le chercheur en médecine moléculaire Yannick Doyon remet les pendules à l’heure sur la question des humains génétiquement modifiés

À lire les grands titres des journaux, l’intervention directe sur l’ADN de patients atteints de maladies génétiques fait désormais presque partie de la panoplie médicale courante. Rien de plus faux, selon Yannick Doyon. Animée par la journaliste scientifique Valérie Borde, chargée de cours au Département d’information et de communication et fondatrice du centre Déclic, la conférence du professeur au Département de médecine moléculaire a déboulonné quelques mythes. L’activité du 19 novembre faisait partie de la série de rencontres « Décoder le monde : révolution génétique », organisée par le Musée de civilisation, qui lève le voile sur les enjeux des manipulations génétiques.

« Savez-vous combien de patients atteints d’une maladie du foie ont été traités par des technologies issues de la génomique dans le monde ces dernières années? », a lancé Valérie Borde au public.

« Environ une vingtaine », a répondu le chercheur. Ce dernier travaille justement sur des maladies métaboliques qui affectent le foie de certains enfants. Dans une dizaine d’essais cliniques, des scientifiques ont utilisé un virus comme véhicule pour cibler le gène défectueux du foie d’un patient. Le but : couper l’ADN des cellules malades pour recréer de nouvelles protéines. Une méthode permettant de guérir des gens qui ne pouvaient pas être traités par des médicaments. L’autre technique consiste à retirer certaines cellules souches du corps de la personne touchée par cette maladie génétique. Elles sont ensuite cultivées en éprouvette avant d’être introduites à nouveau dans l’organisme.

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