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Maux de dos : des étirements bienfaisants?

Les sujets qui ont participé à l'étude ont exécuté un étirement semblable à celui illustré sur la photo pendant trois minutes. Un rouleau en mousse placé sous le sacrum et une sangle ceinturant les cuisses facilitaient le maintien de cette position, tout en minimisant les contractions musculaires.

Des étirements du bas du dos induiraient une diminution locale et systémique de la douleur

Une étude exploratoire publiée dans le Scandinavian Journal of Pain par une équipe de l’Université Laval et de l’Université McGill suggère que des étirements passifs et prolongés du dos diminuent la sensibilité à la douleur. Si ces résultats sont confirmés auprès de patients souffrant de maux de dos chroniques, cette intervention pourrait devenir un outil intéressant dans la lutte contre le fléau que constituent les douleurs lombaires.

Pour les besoins de leur étude, les chercheurs ont recruté 22 sujets en bonne santé et exempts de maux de dos. Les participants ont d’abord subi un test servant à mesurer leur seuil de sensibilité à la douleur au niveau des muscles du bas du dos et de l’avant-bras.

« À l’aide d’un algomètre, nous augmentons progressivement la pression exercée sur le muscle jusqu’à ce que le seuil de douleur soit atteint », explique le responsable de l’étude, Hugo Massé-Alarie, professeur au Département de réadaptation de l’Université Laval et chercheur au Centre interdisciplinaire en recherche en réadaptation et intégration sociale.

Après une pause de 20 minutes, les sujets ont exécuté une séance d’étirement des muscles du dos. Pendant trois minutes, ils devaient rester allongés en position dorsale, les jambes repliées sur la poitrine. Un rouleau en mousse placé sous le sacrum et une sangle ceinturant leurs cuisses assuraient le maintien de la position, en minimisant les contractions musculaires.

« En général, après 30 secondes, les étirements ne procurent pas de bénéfice supplémentaire pour la flexibilité musculaire. Par contre, comme nous nous intéressons à la sensibilité à la douleur, nous avons utilisé une durée suffisamment longue pour créer un inconfort chez les sujets », explique le professeur Massé-Alarie.

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