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Maladie du foie gras : découverte de nouveaux gènes candidats

Les cercles blancs que l'on voit sur cette image prise au microscope sont des gouttelettes de lipides qui s'accumulent dans les cellules hépatiques de personnes atteintes de la maladie du foie gras. Chez les gens qui en souffrent, les lipides représentent plus de 5% du poids du foie. Crédit : Dr David Kleiner/National Cancer Institute/NIH

Cette percée pourrait conduire aux premiers traitements contre cette maladie insidieuse qui touche 1 Canadien sur 5

Une équipe internationale a découvert sept nouveaux gènes associés à la maladie du foie gras, un désordre métabolique qui frapperait, souvent à leur insu, 20 % des adultes canadiens.

« L’étude que nous publions aujourd’hui dans Cell Reports Medicine est le fruit de la plus importante recherche réalisée jusqu’à présent sur l’architecture génétique de cette maladie. Certains des gènes candidats que nous avons découverts ouvrent la voie aux premiers traitements pharmacologiques contre cette maladie », souligne le responsable de l’étude, Benoît Arsenault, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Désignée par les scientifiques sous le nom de stéatose hépatique non alcoolique, la maladie du foie gras provoque une accumulation anormale de lipides dans le foie. Cette surcharge lipidique n’est pas liée à la consommation d’alcool.

« Il s’agit d’une maladie qui, dans la plupart des cas, est asymptomatique, mais qui cause néanmoins des bouleversements métaboliques associés à des maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2 et les dyslipidémies, précise le professeur Arsenault. Pour la détecter, il faut avoir recours à l’imagerie médicale. Chez les gens qui en souffrent, les lipides représentent plus de 5 % du poids du foie. »

Le surpoids est un facteur de risque important de la maladie du foie gras, mais ce n’est qu’une partie de l’histoire, précise le chercheur.

« Plusieurs personnes qui ont un surpoids ne souffriront jamais de cette maladie, alors que des personnes minces pourront en être atteintes. C’est cette hétérogénéité qui nous a donné l’idée d’examiner la possibilité qu’il existe des gènes de susceptibilité à cette maladie. »

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