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Détail de la nouvelle

Les odeurs qui ne se reconnaissent plus après le passage de la pandémie

  • COVID-19-Recherche, Département de médecine, Département de chirurgie, En phase avec la réalité

La COVID-19 frappe le nez et peut-être le cerveau

L’enseignant au Département de médecine et neurologue au CHU de Québec – Université Laval, Nicolas Dupré, s’intéresse aux conséquences de la COVID-19 sur l’olfaction. Comme les études démontrent que les deux tiers des personnes qui ont contracté la COVID-19 subissent une perte d’odorat qui persiste au-delà des symptômes qui peuvent accompagner un rhume ou une grippe, il tente de déterminer l’origine et la durée du symptôme qui pourraient peut-être s’expliquer par une atteinte neurologique.

L’étude se réalise pour l’instant auprès d’une centaine de travailleurs et travailleuses de la santé du Québec qui ont contacté la COVID-19. Les personnes qui participent à l’étude répondent à un questionnaire en ligne dont les diverses réponses devraient permettre de préciser leur atteinte au niveau de l’olfaction. La deuxième étape de l’étude se réalisera en laboratoire avec les échantillons de sang de quelques centaines de répondants et répondantes dont les symptômes sont persistants.

« Si on peut identifier chez eux des protéines dans le sang qu’on ne retrouverait pas normalement, ces protéines-là pourraient peut-être être précurseures d’une atteinte neurologique ou d’une atteinte à plus long terme sur le cerveau », explique le médecin Dupré. 

Le neurologue Dupré travaille en collaboration avec trois autres scientifiques : le médecin épidémiologiste Gaston De Serres; le professeur et spécialiste des maladies neurodégénératives François Gros-Louis; et le postdoctorant en neuropsychologie Johannes Frasnelli de l’Université de Montréal qui étudie l’odorat depuis près de 25 ans.

Sur le même sujet COVID-19 et perte d'odorat sous la loupe des chercheurs du CHU de Québec, ici.radio-canada.ca, 27 août 2020