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Détail de la nouvelle

L'envers de la pilule

Les benzodiazépines sont des molécules puissantes qu'il faut prescrire avec prudence aux personnes âgées. « Il existe des interventions non pharmacologiques pour traiter les problèmes d'anxiété et d'insomnie. Idéalement, il faudrait privilégier ces approches, surtout pour les personnes âgées dont l'état de santé est fragile », estime Danielle Laurin.

Des médicaments prescrits contre l'anxiété et l'insomnie augmentent le risque de déclin cognitif chez les personnes âgées

La prise de benzodiazépines n’augmenterait pas le risque d’alzheimer ou d’autres formes de démence, mais elle entraînerait une hausse substantielle du risque de souffrir d’une forme de déclin cognitif. Voilà la conclusion à laquelle arrive une équipe de la Faculté de pharmacie, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval au terme d’une étude qui vient de paraître dans The Annals of Pharmacotherapy.

« Nos résultats rappellent l’importance de faire montre de beaucoup de prudence avant de prescrire ces médicaments aux personnes âgées », souligne la responsable de l’étude, Danielle Laurin.

Les travaux de ces chercheurs constituent un nouvel élément du dossier portant sur le lien entre les benzodiazépines et différentes formes de démence, notamment l’alzheimer. Ces médicaments, qui servent principalement à traiter l’anxiété et l’insomnie, sont présentement prescrits à près de 8 % des personnes âgées de 65 ans et plus. Les nombreuses études portant sur les effets de ces médicaments sur le développement de différentes formes de démence n’ont pas encore permis de dégager de conclusions nettes.

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