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Détail de la nouvelle

L'électricité pourrait favoriser la guérison des lésions cutanées chez les diabétiques

  • Source : Jean Hamann, ULaval nouvelles, 7 juin 2022
  • Médecine régénératrice et moléculaire, Recherche, Département de chirurgie
Fibroblaste et cellules endrothéliales
Un fibroblaste, en vert, entouré de cellules endothéliales. Les fibroblastes produisent des protéines qui servent de matrice au tissu conjonctif de la peau. Cette matrice permet de reconstituer le derme au niveau d'une lésion cutanée. Crédit : Patrycja Kowalska

Un courant électrique de faible intensité permettrait de stimuler les processus conduisant à la cicatrisation de lésions cutanées comme l'ulcère du pied

Environ 15 % des personnes diabétiques souffriront d’un ulcère du pied au cours de leur vie. Ce problème, caractérisé par des lésions de la peau qui cicatrisent mal, risque d’entraîner des infections qui peuvent conduire à l’amputation. Les travaux d’une équipe de recherche de l’Université Laval, publiés dans le Journal of Tissue Engineering and Regenerative Medicine, suggèrent qu’il serait possible de favoriser la cicatrisation de ces ulcères en ayant recours à des stimulations électriques de faible intensité.

Cette équipe, dirigée par les professeurs Mahmoud Rouabhia, de la Faculté de médecine dentaire, et Ze Zhang, du Département de chirurgie, en a fait la démonstration en laboratoire à l’aide de cellules cutanées, appelées fibroblastes.

« Chez les personnes en bonne santé, les fibroblastes produisent des protéines qui servent de matrice au tissu conjonctif de la peau. Cette matrice permet de reconstituer le derme au niveau de l’ulcère. C’est la première étape du processus de cicatrisation », explique le professeur Rouabhia.

Chez les personnes diabétiques, les fibroblastes parviennent moins bien à proliférer, à migrer et à produire des facteurs de croissance, ce qui expliquerait en partie pourquoi les lésions cutanées cicatrisent plus difficilement, poursuit-il.

« À la lumière d’études récentes montrant les effets positifs de l’électricité sur la prolifération et la migration de fibroblastes normaux, nous avons voulu savoir si les mêmes effets pouvaient être obtenus avec des fibroblastes provenant de personnes diabétiques. »

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