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Détail de la nouvelle

HHV-6, l'intrus qu'on croyait mort

Le HHV-6A et le HHV-6B peuvent intégrer leur génome aux chromosomes humains. De plus en plus d'études lient la présence du HHV-6A au développement de l'alzheimer. Pour sa part, le HHV-6B cause la roséole, une maladie infantile très courante.

Le système immunitaire réagit à un virus qu'on pensait fossilisé dans le génome humain

Se pourrait-il que des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques ou le lupus résultent parfois d’une réponse immunitaire dirigée contre des protéines produites par des virus qui se terrent dans notre génome plutôt que d’une attaque contre nos propres composantes cellulaires? La question se pose à la lumière d’une étude publiée dans le Journal of Virology par les équipes des professeurs Louis Flamand, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, et Alexander Greninger, de l’Université de Washington.

Pour mener leurs travaux, ces deux équipes ont étudié le virus HHV-6A, une espèce qui pourrait être associée au développement de l’alzheimer, et le virus HHV-6B, qui cause la roséole. Cette maladie infantile, surnommée la sixième maladie, touche environ 90 % de la population avant l’âge de trois ans. Ces deux virus ont une particularité : après avoir infecté une personne, ils peuvent entrer en latence, sous forme d’ADN flottant librement dans le noyau, ou ils peuvent intégrer leur génome aux chromosomes de leur hôte. Lorsque leur génome se loge dans les chromosomes des ovules ou des spermatozoïdes de l’hôte, il peut être transmis à sa progéniture. En pareils cas, chaque cellule du corps des enfants abrite le génome du virus parce que celui-ci était présent dans l’ovule fécondé. Cette situation touche près de 1 % de la population.

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