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Détail de la nouvelle

Déclin cognitif : abaisser davantage la pression artérielle ne semble pas être la solution

Le réseau vasculaire cérébral (en rouge) assure la livraison d'éléments nutritifs et d'oxygène aux cellules du cerveau, notamment aux neurones dopaminergiques que l'on voit ici en blanc. Son bon fonctionnement est essentiel à la santé du cerveau. Crédit : NIH/Samuel Sances

Des cibles plus basses de pression artérielle ne préviendraient pas les problèmes cognitifs chez les personnes âgées hypertendues

Le raisonnement semblait pourtant logique. Le bon fonctionnement du cerveau dépend d'une bonne circulation sanguine cérébrale. La santé cérébrovasculaire, elle, dépend, entre autres, d'une pression artérielle normale. Recourir à des médicaments antihypertenseurs pour atteindre des valeurs de pression artérielle plus basses que celles habituellement recommandées pourrait donc aider à la santé du cerveau et réduire le risque de déclin cognitif chez les personnes âgées. Malheureusement, une étude réalisée par des chercheurs de l'Université Laval montre que la réalité est plus complexe. Leurs analyses, qui viennent de paraître dans le JAMA Network Open, révèlent qu'une réduction accrue de la pression artérielle ne réduit pas le risque de déclin cognitif, de trouble cognitif léger ou de démence chez les adultes hypertendus.

Pour faire cette démonstration, les chercheurs ont analysé les résultats de 5 essais cliniques portant sur un total de 17 396 participants âgés de 63 à 81 ans. Ces personnes souffraient d'hypertension et elles avaient participé à des études comparant les effets d'interventions visant soit la cible recommandée de pression artérielle (moins de 140mm de Hg) ou une cible plus basse (moins de 135mm de Hg) à l'aide d'antihypertenseurs.

Après un suivi moyen de 3,3 ans, l'intervention visant une cible plus basse de pression artérielle n'était associée à aucune réduction significative du risque de déclin cognitif, de trouble cognitif léger ou de démence.

«Par contre, nous avons observé une réduction de 21% du risque d'accident vasculaire cérébral», précise la première auteure de l'étude, Caroline Dallaire-Théroux, résidente en neurologie et doctorante en neurosciences à la Faculté de médecine et au Centre de recherche CERVO de l'Université Laval.

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