Détail de la nouvelle

Dans le ventre du patient virtuel

  • Source : Jean Hamann, Le Fil, édition du 19 octobre 2017
  • Reproduction, génétique, périnatalité et développement, Département d'obstétrique, gynécologie et reproduction, Obstétrique-gynécologie
La première auteure de l’étude, Joalee Paquette, a elle-même profité du simulateur virtuel de la Faculté pour se familiariser avec la laparoscopie pendant sa résidence en gynécologie-obstétrique. Grâce à cet outil, l’apprentissage de cette technique chirurgicale exigeante se fait dans un contexte où il n’y a pas de stress, pas de contraintes de temps et pas de risque pour les patients, souligne-t-elle. De plus, l’appareil fournit une rétroaction immédiate sur la performance. Photo: Louise Leblanc

Le simulateur virtuel, un précieux outil pour l’apprentissage d’une exigeante technique chirurgicale

Avant de prendre les commandes d’un avion, un apprenti pilote fait ses classes sur un simulateur de vol jusqu’à ce qu’il ait acquis les habiletés requises pour maîtriser l’appareil et pour composer avec des situations d’urgence. Les mêmes règles devraient s’appliquer pour les résidents en médecine qui apprennent une technique chirurgicale appelée laparoscopie, fait valoir une équipe de la Faculté de médecine dans un récent numéro du Journal of the Society of Laparoendoscopic Surgeons.

Utilisée dans plusieurs spécialités médicales, dont la gynécologie-obstétrique, la laparoscopie est une intervention chirurgicale réalisée à l’aide d’une caméra et d’instruments insérés dans la cavité abdominale par des ouvertures de moins de 10 millimètres. Le chirurgien réalise l’opération en regardant un écran montrant l’intérieur de l’abdomen. Peu invasive, la laparoscopie réduit les pertes sanguines, les risques d’infection et la durée d’hospitalisation et de convalescence.

« Elle requiert toutefois beaucoup de dextérité parce qu’on travaille avec de petits instruments dans un espace restreint, signale Joalee Paquette, résidente en gynécologie-obstétrique. De plus, il faut être en mesure de se représenter en trois dimensions ce que l’on voit sur un écran en deux dimensions. Enfin, contrairement à la chirurgie classique, on ne peut pas utiliser nos mains pour toucher les tissus. »

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