Entrevues | Témoignages

Martin Parent

Comprendre la circuiterie neuronale et éradiquer un jour la maladie de Parkinson

Martin Parent
Professeur au Département de psychiatrie et neurosciences et chercheur au Centre de recherche Université Laval-Robert Giffard

En plus d’être professeur au Département de psychiatrie et neurosciences de la Faculté de médecine, Martin Parent est aussi chercheur en neuroanatomie au Centre de recherche Université Laval-Robert Giffard. La recherche occupe l’essentiel de son temps… et plus encore : « S’engager en recherche, c’est choisir un mode de vie. C’est exigeant, mais c’est passionnant ! » lance-t-il en soulignant qu’il a réussi, en dépit d’un emploi du temps chargé et des difficultés d’obtenir du financement en recherche fondamentale, à monter son laboratoire de recherche, à recruter du personnel qualifié et à trouver des partenaires financiers en seulement 12 mois. Étapes importantes, car une fois franchies, elles lui ont octroyé la liberté de choisir ses propres thèmes de recherche, le premier d’entre eux étant l’organisation anatomique et fonctionnelle des structures nerveuses impliquées dans le contrôle du mouvement. « Il y a environ 100 milliards de neurones dans le cerveau, et chacun d’eux se connecte aux autres de façon particulière. Je veux comprendre cette circuiterie, ce câblage », ajoute-t-il avec détermination, et il a une excellente raison de vouloir démêler cet apparent enchevêtrement de neurones : « On peut bien rêver d’éradiquer les maladies neurodégénératives, telle la maladie de Parkinson, on n’y arrivera jamais si on ne commence pas par comprendre la circuiterie neuronale du cerveau… en imaginant que le cerveau puisse se comprendre lui-même », ajoute-t-il avec un sourire dans la voix.