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Rachelle Frenette-Cotton, étudiante au doctorat en médecine expérimentale

Quand rigueur et détermination mène au succès

Rachelle Frenette-Cotton
Étudiante au doctorat en médecine expérimentale

Je ne sais pas ce qui a causé cette étincelle, mais je sais que j’ai toujours été attirée par la recherche. Une de mes autres passions était le sport et c’est pendant mes études au secondaire que j’ai tenté de concilier cette passion pour la science à celle que j’éprouve pour le soccer. Bien qu’il soit parfois difficile de voir une interrelation entre l’esprit scientifique et sportif, certaines qualités demeurent intimement liées puisque le soccer m’a appris à travaller en équipe et à me discipliner.

Après mes études collégiales, j’ai décidé de m’orienter vers un baccalauréat en microbiologie à l’Université Laval. C’est lors d’un stage d’été, au laboratoire de Paul Isenring, professeur au Département de médecine et chercheur à l’Hôtel-Dieu de Québec, que j’ai vraiment passé de la théorie à l’expérimentation. Plus que déterminante, cette expérience a vraiment orienté mon parcours universitaire, car je me sentais à l’aise dans cette équipe très stimulante et dans cet environnement scientifique. C’est d’ailleurs à ce moment que j’ai découvert le nouveau sujet qui me passionne depuis : le transport membranaire. Peu traité au programme du baccalauréat en microbiologie, j’ai découvert l’importance du transport membranaire pour le maintien des fonctions vitales de la cellule. Les protéines que j’étudie contrôlent, entre autres, le volume cellulaire et son contenu ionique. En effet, les cotransporteurs cationschlore (CCCs) sont impliqués dans plusieurs pathologies telles que le syndrome de Bartter, le syndrome de Gitelman et l’épilepsie. Ces cotransporteurs peuvent être des cibles thérapeutiques très intéressantes.

Pour ma part, mon projet de doctorat consiste à caractériser un hétéoligomère formé de deux de ces protéines, soit les cotransporteurs K+-Cl- de type 2 et de type 4, qui peuvent alors s’associer ensemble pour former une nouvelle structure fonctionnelle. J’ai la chance d’être supervisée par le professeur Isenring qui est à la fois chercheur et médecin spécialiste. Comme il fait partie du groupe de recherche en néphrologie hypertension, je peux assister à plusieurs conférences présentées par des cliniciens, ce qui bonifie mes connaissances cliniques. Cette dimension translationnelle enrichit inévitablement mes études.

Les activités de recherche du Centre de recherche du CHUQ à l’Hôtel-Dieu de Québec sont surtout spécialisées en cancérologie et en néphrologie. Le centre compte des dizaines de chercheurs et met à la disposition des étudiants et des professionnels de l’équipement à la fine pointe de la technologie.

De plus, comme les étudiants sont encouragés à s’impliquer dans l’organisation d’événements de recherche et d’activités sociales, une dynamique intéressante s’installe en favorisant l’entraide entre collègues. Finalement, je tiens à mentionner que je n’ai jamais été une première de classe et que c’est avec de la rigueur, du travail et de la détermination que j’ai atteint mes objectifs.