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Oui à un département de kinésiologie
La création de l'unité administrative est approuvée par le Conseil universitaire
Sur recommandation du Comité exécutif, les membres du Conseil universitaire, réunis en séance ordinaire le mardi 7 février, ont donné leur aval au projet de création, le 1er mai prochain, d’un département de kinésiologie à la Faculté de médecine de l'Université Laval. Les activités de kinésiologie sont actuellement regroupées au sein d’une division du Département de médecine sociale et préventive. La création du futur Département de kinésiologie ne dépend plus que de la décision du Conseil d’administration. Celui-ci se prononcera sur l’avis favorable du Conseil universitaire.
«Passer au statut de département augmentera la visibilité de la discipline dans le réseau des sciences de la santé, affirme Bernard Garnier, vice-doyen aux études et aux activités internationales. Nous espérons que cela se traduira en un recrutement étudiant plus important. Recrutement que, par ailleurs, nous voulons accélérer, car la demande de formation est en constante progression.»
Le kinésiologue est un professionnel de la santé. Spécialiste de l’activité physique, il recourt au mouvement humain à des fins de prévention, de traitement et de performance. À l’Université, l’offre de formation en kinésiologie comprend un baccalauréat reconnu comme l’un des meilleurs au Canada, une maîtrise, un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) en kinésiologie clinique et un doctorat. Créé en 2007, le DESS en kinésiologie clinique est unique au Québec et au Canada. À la session d’automne 2011, plus de 300 étudiantes et étudiants étaient inscrits aux programmes en kinésiologie offerts à l’Université.
Le projet de création d’un département de kinésiologie prévoit le transfert vers la nouvelle unité de 12 des 37 professeurs du Département de médecine sociale et préventive. Tout le personnel se trouve déjà au PEPS et le restera. Les activités de formation continueront à se dérouler à cet endroit. La création d’un département n’entraînerait aucun coût supplémentaire. «Ils ont toutes les ressources sur place, indique Bernard Garnier. La Division de kinésiologie fonctionne depuis plusieurs années de façon quasi autonome au sein du Département.»
Les professeurs de kinésiologie sont «très performants» en recherche, souligne le vice-recteur. De 2005 à 2010, ils ont obtenu, en moyenne annuelle globale, 7 M$ en subventions et contrats de recherche. Ils ont aussi publié une moyenne de 172 articles et communications scientifiques chaque année.
Avec un département à elle, la kinésiologie verra sa représentativité augmentée au sein de la Faculté de médecine. «Tout sera plus simple et plus direct, explique Bernard Garnier. Ils pourront décider eux-mêmes sans avoir à négocier. Le projet a reçu une belle collaboration. Des votes formels ont été pris et tout le monde est d’accord pour le changement. Il sera bénéfique pour tous.»
Source : Yvon Larose, Le Fil des événements, édition du 9 février 2012.
