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Détail de la nouvelle

Une molécule très polyvalente

Candida albicans est un champignon microscopique qui fait partie du microbiote de 80 % de la population. À l’occasion, cette levure prolifère causant des infections dans différentes parties du corps, notamment des mycoses gynécologiques. Chez les personnes dont le système immunitaire est fortement affaibli, les infections causées par ce microorganisme peuvent être fatales.

Un médicament prescrit pour des troubles de santé mentale appelé en renfort pour traiter les infections à levures

Candida albicans est un champignon microscopique qui fait partie du microbiote de 80 % de la population. Règle générale, ce microorganisme se tient coi, mais dans certaines circonstances, il se déchaîne et prolifère causant des problèmes qui se déclinent sous plusieurs formes et noms : candidose, infection à levures, muguet, mycose, vaginite, balanite, érythème fessier. Chez la plupart des gens, ces infections causent de l’inconfort et des douleurs d’intensité variable, mais les dommages sont limités. Par contre, chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, notamment les personnes atteintes du sida ou celles qui reçoivent des traitements de chimiothérapie, ces infections peuvent être fatales.

Les antibiotiques utilisés pour traiter les candidoses se butent à l’apparition de souches résistantes de C. albicans et le pipeline de nouvelles molécules arrive à sec du côté de l’industrie pharmaceutique. L’équipe du professeur Adnane Sellam, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval, pourrait bien avoir trouvé une solution rapidement applicable à ce problème. En effet, dans un article publié dans la revue Frontiers in Microbiology, ces chercheurs proposent d’utiliser un médicament – l’acide valproïque – déjà prescrit pour traiter certains problèmes de santé mentale, notamment la dépression, le trouble bipolaire et l’anxiété, pour ramener C. albicans à l’ordre. « Lors d’expériences visant à élucider le mécanisme de fonctionnement de l’acide valproïque dans le système nerveux, d’autres équipes ont testé cette molécule sur une levure modèle, S. cerevisiae, et elles ont constaté que sa croissance était inhibée. C’est ce qui nous a donné l’idée de tester cette molécule sur la levure C. albicans », explique l’étudiant-chercheur Julien Chaillot.

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