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Détail de la nouvelle

Un biomarqueur qui ne se démarque pas

Les symptômes postcomomotionnels persistent pendant 3 mois ou plus chez environ 15 % des victimes de traumatismes crâniens légers. Un outil pronostique efficace aiderait les médecins à identifier ces patients afin de leur assurer un suivi plus étroit.

Une protéine candidate pour prédire l’évolution des traumatismes crâniens légers fait chou blanc

La protéine S-100β avait beaucoup d’atouts dans son jeu pour devenir le premier biomarqueur fiable pour prédire l’évolution des symptômes postcommotionnels chez les personnes victimes de traumatismes crâniens légers (TCL). D’abord, sa concentration sanguine dans les heures suivant un traumatisme craniocérébral modéré ou sévère est un bon indicateur de la gravité des séquelles neurologiques postcommotionnelles. De plus, sa concentration est liée à l’importance des dommages cérébraux observables par imagerie médicale. De là à penser que cette protéine pouvait aussi servir d’outil pronostique pour les TCL, il n’y avait qu’un pas qu’une équipe de l’Université Laval n’a pas voulu franchir avant de se livrer à un sérieux examen des données probantes sur la question. « Malheureusement, notre méta-analyse révèle que la protéine S-100β a, isolément, une valeur limitée pour prédire l’évolution des symptômes consécutifs à un TCL », résume Éric Mercier, premier auteur d’une étude publiée récemment sur le sujet dans le Journal of Neurotrauma.

Rappelons que, chaque année au Québec, plus de 13 000 personnes subissent un traumatisme craniocérébral.

« Entre 75 et 90 % de ces cas sont des TCL, précise le chercheur. Ils sont de loin la forme la plus fréquente des traumatismes crâniens, mais ils sont moins étudiés et moins bien connus que les traumatismes crâniens modérés ou sévères. Comme il n’existe pas encore de biomarqueur très efficace, les médecins ont recours à des symptômes cliniques pour poser un diagnostic de TCL. »

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