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Détail de la nouvelle

Sous l'œil des chercheurs

  • Source : Jean Hamann, Le Fil, 7 décembre 2017
  • Santé des populations et pratiques optimales en santé, Département d'ophtalmologie et ORL - chirurgie cervico-faciale
La presque totalité des lunettes vendues au Canada respectent les normes pour les UV, même dans la catégorie des modèles bon marché et même si ces normes sont optionnelles. Le professeur Rochette estime toutefois que le Canada devrait rendre ces normes obligatoires et les resserrer.

Les lunettes de soleil vendues au Canada respectent les normes, mais on gagnerait à les rendre plus strictes

La bonne nouvelle d’abord : la très grande majorité des lunettes de soleil vendues au Canada répondent aux normes en matière de filtration des rayons ultraviolets (UV). La mauvaise : au Canada, ces normes sont optionnelles et elles autorisent le passage d’un certain pourcentage d’UV qui peuvent accroître le risque de pathologies oculaires. « Dans un monde idéal, il faudrait que les lunettes de soleil tout usage filtrent la presque totalité des rayons UV. Je ne vois pas pourquoi le Canada n’en ferait pas une exigence », estime Patrick J. Rochette, professeur à la Faculté de médecine, chercheur au CHU de Québec – Université Laval et responsable d’une étude sur la question qui vient de paraître dans le Canadian Journal of Ophthalmology.

Les chercheurs ont testé 207 modèles de lunettes avec verres fumés tout usage. « Il n’est pas possible de savoir combien de modèles différents existent sur le marché canadien, mais notre échantillon est tout de même appréciable et il couvre toute la gamme des prix », précise le professeur Rochette. En laboratoire, chaque modèle a été exposé à une source de lumière dont la longueur d’onde était progressivement augmentée. Le spectre couvrait les rayons UVB (280-315 nanomètres), les UVA (315-400 nanomètres) et la lumière de haute énergie visible (400-500 nanomètres), aussi appelée lumière bleue.

« Les rayons de plus faible longueur d’onde ont une plus grande énergie et peuvent causer plus de dommages aux structures de l’œil, précise le chercheur. C’est pourquoi les verres doivent bloquer prioritairement les UV et la lumière bleue. »

L’exposition aux UV augmente notamment le risque de cataracte, les maladies de la cornée et les pathologies de la surface de l’œil. Quant à la lumière bleue, elle augmenterait le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge.

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