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Détail de la nouvelle

Opération Mozart

La musique en salle d’opération suscite la controverse chez les chirurgiens. Certains estiment qu’un arrière-fond musical les rend meilleurs, alors que d’autres jugent qu’il s’agit là d’une source de distraction inutile, voire dangereuse.

Écouter de la musique pendant une opération n’affecterait pas la performance des chirurgiens

Seriez-vous inquiet d’apprendre que le chirurgien qui va vous opérer écoute du Mozart, du Eminem ou du Bob Marley pendant ses interventions? Si c’est le cas, vos inquiétudes ne seraient pas fondées, suggère une étude publiée dans le Canadian Journal of Ophtalmology par Ralph Kyrillos et Mathieu Caissie, de la Faculté de médecine. En effet, une expérience qu’ils ont menée à l’aide d’un simulateur de chirurgie de l’œil montre qu’écouter du Mozart pendant une intervention ne nuit pas à la performance globale des chirurgiens et qu’elle peut même améliorer certains aspects de leur travail.

Les deux chercheurs rattachés au Centre universitaire d’ophtalmologie du CHU de Québec – Université Laval arrivent à cette conclusion après avoir mesuré la performance de 14 ophtalmologistes et de 12 résidents en ophtalmologie qui avaient accepté de participer à l’expérience suivante. Chaque sujet devait exécuter, à deux reprises, deux tâches sur un simulateur utilisé pour la formation en chirurgie oculaire. Ces interventions, réalisées à quelques jours d’intervalle, étaient pratiquées soit en silence, soit pendant que la Sonate pour deux pianos en ré majeur de Mozart jouait en sourdine. La première tâche consistait à utiliser un instrument chirurgical pour tracer une boucle en suivant une ligne prédéterminée à l’intérieur de l’œil. « Ceci nous permet de mesurer la précision du geste et le tremblement de la main », explique Ralph Kyrillos. La deuxième intervention consistait à pratiquer une ouverture circulaire à la surface du cristallin, une étape de la chirurgie de la cataracte. « Cette tâche est plus complexe que la première parce qu’il n’y a pas de ligne pour guider le chirurgien. Il doit imaginer sa cible, se représenter la trajectoire de l’instrument en 3D et l’exécuter », poursuit-il.

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