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Détail de la nouvelle

Lumière sur la microglie humaine

La presque totalité des connaissances sur les cellules microgliales provenait d’études menées sur des souris. Pour pallier le manque d’information sur la microglie humaine, les chercheurs ont eu recours à des échantillons du cerveau prélevés sur 19 patients opérés pour cause d’épilepsie, de tumeur au cerveau ou d’ischémie grave. Photo : Nicole Coufal

Une première étude explore en profondeur l’expression des gènes dans les cellules de défense du cerveau

Une étape importante vers une meilleure compréhension du rôle joué par les cellules microgliales dans le cerveau humain a été franchie récemment alors que la revue Science publiait une étude menée par David Gosselin, de la Faculté de médecine, et par une équipe de l’Université de Californie à San Diego. Les travaux de ces chercheurs constituent une avancée sur le plan fondamental puisqu’il s’agit de la première étude exhaustive sur les mécanismes épigénétiques régissant l’expression des gènes de ces cellules chez l’humain. De plus, ils laissent entrevoir de nouvelles avenues de recherche et de traitement pour les maladies neurodégénératives ou psychiatriques associées à un mauvais fonctionnement de la microglie.

Les cellules microgliales se retrouvent exclusivement dans le cerveau et dans les autres parties du système nerveux central. Elles participent au développement, à la plasticité et à la réparation du cerveau, elles le protègent contre les microorganismes pathogènes et elles le débarrassent des débris cellulaires.

« Les cellules microgliales représentent entre 5 et 10 % de toutes les cellules du cerveau chez une personne en santé, mais ce pourcentage est souvent plus élevé dans un cerveau malade, signale David Gosselin. Ces cellules sont associées à des maladies comme l’alzheimer, le parkinson, la dépression, la schizophrénie et les troubles du spectre de l’autisme. Vu leur rôle dans le développement et le bon fonctionnement du cerveau, il nous semblait important de mieux comprendre les mécanismes qui contrôlent l’expression de leurs gènes. »

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