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Détail de la nouvelle

Les deux visages de la dépression

À peine 5 à 10% des gènes étudiés par les chercheurs sont affectés de la même façon dans le cerveau des femmes et des hommes souffrant de dépression majeure.

La dépression majeure affecte différemment l'expression des gènes dans le cerveau des femmes et des hommes

La dépression majeure présente un visage bien différent chez les femmes et chez les hommes, et ce dimorphisme aurait des assises génomiques, suggère une étude qui vient d’être publiée dans Nature Genetics. Selon le premier auteur de cette étude, Benoit Labonté, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche CERVO, ces différences sont telles que la recherche de nouveaux antidépresseurs gagnerait à cibler des mécanismes propres à chaque sexe.

On savait déjà que la dépression majeure se manifestait de façon différente chez les hommes et les femmes. Ainsi, chez ces dernières, la prévalence de ce trouble de santé mentale est jusqu’à trois fois plus élevée et ses symptômes se manifestent de façon exacerbée. De plus, l’efficacité d’un même antidépresseur varie selon le sexe des malades. Pour cerner les mécanismes cellulaires sous-jacents à ces différences, la trentaine de chercheurs qui ont participé à l’étude se sont tournés vers la banque de cerveaux de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal. 

« Nous avons mesuré l’expression des gènes dans le cerveau de 13 hommes et de 13 femmes qui souffraient de dépression majeure au moment de leur décès, explique le professeur Labonté. Aux fins de la comparaison, nous avons fait les mêmes analyses avec les cerveaux de 22 personnes qui étaient exemptes de dépression lorsqu’elles sont décédées. Nous avons restreint nos analyses aux ARN du cerveau dont l’intégrité est bien préservée dans les heures qui suivent la mort. »

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