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Détail de la nouvelle

L'ère des fake news scientifiques est-elle arrivée?

Le nombre de revues potentiellement frauduleuses a explosé au cours des cinq dernières années. Les chercheurs, en particulier les jeunes qui constituent des cibles plus vulnérables, doivent être mieux informés de l'existence de ce phénomène et des risques qui y sont associés, estime Éric Mercier. Photo: Marc Robitaille

La prolifération des revues frauduleuses menace l'intégrité de la science

En mai 2016, Éric Mercier, fellow à la Faculté de médecine, publiait pour la première fois un article scientifique dans lequel son nom figurait comme auteur de correspondance. L’article en question, paru dans la revue Injury, portait sur l’évaluation des traumatismes crâniens légers chez les personnes âgées. Dès le lendemain, il recevait un courriel l’invitant à être conférencier d’honneur dans un congrès international… sur l’obésité chez les enfants. Dans les mois qui ont suivi, des centaines de messages de la sorte ont atterri dans sa boîte courriel, l’incitant à publier ses recherches dans d’obscures revues scientifiques ou à présenter des communications dans de nébuleuses conférences aux quatre coins du monde.

«Je n’ai pas été surpris outre mesure parce que je connaissais l’existence des revues et des conférences potentiellement prédatrices ou frauduleuses, raconte le fellow de recherche en médecine d’urgence. Je n’ai répondu à aucun de ces courriels et je n’ai pas demandé que mon nom soit retiré des listes d’envoi parce que je voulais étudier ce phénomène et son ampleur sans intervenir dans le processus.»

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