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Détail de la nouvelle

L'effet Angelina Jolie

En mai 2013, Angelina Jolie annonçait publiquement qu’elle avait subi une double mastectomie en raison des nombreux cas de cancer du sein dans sa famille et parce qu’elle était porteuse d’une mutation dans le gène BRCA1. La demande pour des tests génétiques du BRCA a explosé à la suite de cette annonce. Photo: Foreign and Commonwealth Office

La sortie publique de la vedette américaine en 2013 aurait fait exploser la demande pour les tests génétiques de cancer du sein

La demande pour des tests de dépistage génétique du cancer du sein a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie aux États-Unis. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer cette hausse et des chercheurs de l’Université Laval semblent avoir visé juste en proposant une explication inédite : l’existence d’un effet Angelina Jolie. C’est la conclusion qui s’impose au terme de trois communications parues au cours des dernières semaines dans l’American Journal of Preventive Medicine (AJPM).

L’histoire commence en juin 2017 alors que l’équipe du professeur Fangjian Guo de l’Université du Texas publie dans cette revue scientifique une étude montrant l’évolution du profil des femmes qui ont demandé un test BRCA entre 2004 et 2014 aux États-Unis. Pendant la plus grande partie de cette décennie, ces tests ont surtout servi dans des cas de femmes déjà atteintes de cancer afin, notamment, de guider les choix de traitements. À partir de 2013 toutefois, ces tests sont devenus majoritairement utilisés par des femmes qui n’avaient jamais eu le cancer. Les chercheurs texans ont avancé trois hypothèses pour expliquer la hausse globale de la demande et l’évolution du profil des utilisatrices américaines : une baisse du coût des tests, une confidentialité accrue de l’information génétique et un marketing direct de ces tests auprès de la population et des médecins.

« Ces explications sont plausibles, mais il nous a semblé qu’un autre élément avait pu contribuer à cette évolution, commente Hermann Nabi, du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval. C’est la sortie publique d’Angelina Jolie en 2013. »

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