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Détail de la nouvelle

Le chaînon manquant entre stress social et dépression

Le stress social chronique provoque des altérations de la barrière hématoencéphalique chez les souris déprimées (image du bas) permettant le passage entre les cellules endothéliales (en rouge) de molécules pro-inflammatoires, l’interleukine-6 (en vert), du sang vers le cerveau. Les souris résilientes au stress (image du haut) maintiennent une barrière hématoencéphalique imperméable et des comportements normaux, notamment des interactions sociales. Photo: Caroline Ménard

L’inflammation causée par un stress social chronique peut entrouvrir la porte qui protège le cerveau

Une étude qui vient d’être publiée dans Nature Neuroscience jette un nouvel éclairage sur le lien entre le stress social chronique et l’apparition de symptômes de type dépressif. Cette étude, dont la première auteure est Caroline Ménard, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche CERVO, révèle que le processus inflammatoire déclenché par un stress chronique comme l’intimidation sociale altère l’étanchéité de la barrière qui sépare le cerveau et la circulation sanguine périphérique – la barrière hématoencéphalique (BHE) –, ouvrant la porte à des molécules pro-inflammatoires qui favorisent l’apparition de symptômes de type dépressif.

On savait déjà que les personnes souffrant de dépression ont une réponse immunitaire exacerbée. On savait aussi que le stress chronique, incluant l’intimidation sociale, provoque des changements dans la réponse immunitaire.

« Notre étude visait à mieux comprendre le lien entre le stress social chronique, la réponse inflammatoire sous-jacente et le développement de symptômes liés à la dépression », résume la professeure Ménard.

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Communiqué de presse de l'Université Laval

Le lien stress-dépression élucidé (Le Soleil, 30 novembre 2017)

Le lien entre intimidation et dépression se précise (La Presse canadienne, 30 novembre 2017)

Une porte d'entrée du stress dans le cerveau découverte (La Presse, 3 décembre 2017)