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Détail de la nouvelle

La grande séduction

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La Faculté de médecine a ouvert grand ses portes aux élèves de 45 écoles secondaires lors de la Journée Découverte en sciences de la santé

Le vendredi 8 décembre, le pavillon Ferdinand-Vandry bourdonnait de vie puisque la Faculté de médecine recevait, dans le cadre de la Journée Découverte en sciences de la santé, la visite d’environ 240 élèves de 4e et 5e secondaire provenant de 45 écoles privées et publiques situées autant dans la grande région de Québec que de Chaudière-Appalaches, de Charlevoix, de Portneuf et, pour la première fois, de la Côte-Nord. Autre nouveauté, la Faculté recevait cette année des élèves innus de Pessamit. Organisée par le Temple de la renommée médicale canadienne dans plusieurs facultés de médecine du pays, cette journée a permis à plusieurs élèves de valider leur intérêt pour les sciences de la santé et découvrir ce qui les attendait s’ils étudiaient et travaillaient dans ce domaine. « C’est une chance en or d’être ici », a lancé sans hésitation Étienne Turcotte, un élève de 5e secondaire de Baie-Comeau qui aimerait se diriger vers des études de médecine.

Une vie de chercheur
Dès 9 h, les élèves ont eu droit au mot de bienvenue prononcée par Emmanuelle Careau, vice-doyenne à la responsabilité sociale, le doyen de la Faculté Julien Poitras, et Lucie Germain, vice-doyenne à la recherche et aux études supérieures, qui ont parlé de leur parcours et des chemins qui les ont menés à se spécialiser en santé. Julien Poitras a tenu notamment à leur rappeler que la vie n’était pas un droit chemin, ayant lui-même fait un baccalauréat en arts visuels avant de se tourner vers la médecine après un cours d’anatomie. « Laissez-vous séduire et interpeller », a-t-il conseillé à son auditoire.

Le jeune chercheur Éric Boilard a par la suite raconté le parcours qui l’a mené de l’Université Laval, en microbiologie-immunologie, à l’Université de Nice-Sophia-Antipolis, puis à Harvard, pour mener des recherches sur le sujet qui le passionne : le rôle des plaquettes sanguines dans les maladies inflammatoires sévères telles l’arthrite, l’asthme et l’athérosclérose. Durant sa présentation, intitulée « L’essentiel est invisible pour les yeux », le professeur-chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval a rappelé aux élèves présents l’importance de trouver ce qui les faisait vibrer. « Pendant mes 15 années d’université, j’ai toujours aimé ce que je faisais. »

Des ateliers dynamiques et interactifs
En avant-midi et en après-midi, les jeunes se sont dirigés vers un des 2 ateliers qu’ils avaient sélectionnés parmi les 12 offerts. Trois ateliers étaient animés par des étudiants : « Jeux questionnaire sur la médecine », « Le pouls de la médecine enseigné par les étudiants » et « Les sciences morphologiques de l’humain ». Ce dernier était précédé d’une courte introduction donnée par le professeur au Département de chirurgie, Éric Philippe. Les élèves inscrits à cet atelier ont par la suite participé aux présentations portant sur un des 4 tissus constituant le corps humain. Durant celle portant sur le système digestif animée par l’externe en médecine Sarah-Maria Sfairy, les élèves ont tenté de répondre à la question « peut-on vivre sans estomac ? », « le VIH et le sida, est-ce la même chose ? » ou encore d’identifier quelle photo montrait un œsophage en santé. En 15 minutes, la jeune femme a traité de l’étonnante capacité d’expansion et de contraction de l’utérus, des maladies du foie ou encore du virus du papillome humain. « Nous en profitons pour faire un peu de prévention », mentionne l’étudiante qui anime cette présentation depuis 3 ans et qui, visiblement, a l’enseignement dans le sang.

D’autres visiteurs d’un jour ont assisté à l’atelier « Parler et communiquer, c’est facile ? Pas pour tout le monde » animé par les chargées d’enseignement Marianne Croteau et Suzie Gobeil. En une heure et demie, elles ont réussi à couvrir, dans un mode ludique et dynamique, toutes les clientèles vues en orthophonie grâce à de courts extraits vidéo présentant les difficultés de communication vécues par des personnes sourdes, aphasiques, malentendantes, bègues ou encore autistes.

La journée s’est terminée par 2 tables rondes d’expert durant lesquelles les élèves ont pu poser des questions à des spécialistes en organogénèse, en oncologie, en kinésiologie, en médecine d’urgence, en sexologie, en physiothérapie ainsi qu’en pharmacie.