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Détail de la nouvelle

Grands prématurés, grands besoins

Au cours des dernières années, l'attention portée aux aspects techniques des soins dispensés aux grands prématurés a conduit à une réduction importante des complications graves et de la mortalité. Pour réaliser de nouveaux gains, il faudra aussi se pencher sur l'organisation de ces soins, estime le professeur Bruno Piedboeuf.

L'organisation des soins infirmiers est associée au risque de complications graves et de décès chez les grands prématurés

Un article publié dans le Journal of Perinatology par une équipe de chercheurs québécois suggère que l’organisation du travail des infirmières est une variable qu’il faut considérer pour améliorer le pronostic chez les grands prématurés. «Au cours des dernières années, l’attention qui a été portée aux aspects techniques des soins dispensés à ces enfants a permis une réduction importante des complications graves et de la mortalité. Notre étude montre que pour réaliser de nouveaux gains, il faudra aussi se pencher sur l’organisation de ces soins», résume Bruno Piedboeuf, professeur à la Faculté de médecine et pédiatre au CHU de Québec-Université Laval.

En dépit des progrès de la médecine, environ 55 % des grands prématurés souffrent de complications majeures dans les jours qui suivent leur naissance, notamment des problèmes pulmonaires, oculaires, auditifs, digestifs et neurologiques. Quant à la mortalité, les choses ont beaucoup évolué depuis quelques années, au point où l’on sauve maintenant près de 95 % des enfants qui naissent après 28 semaines de gestation. Afin de mieux cerner les éléments de l’organisation des soins infirmiers qui influencent le risque de complications graves et de décès, le professeur Piedboeuf et ses collaborateurs ont étudié les cas de 257 grands prématurés admis dans une unité néonatale de soins intensifs moins de 36 heures après leur naissance. « Il s’agissait d’enfants dont l’âge gestationnel allait de 23 à 29 semaines ou qui pesaient moins de 1 kg à leur naissance », précise-t-il.

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