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Détail de la nouvelle

Donner le goût de la culture autochtone

  • Doctorat en médecine, Activités étudiantes
Suzie Uniam, Pierre-Jacques McKenzie et Élisabeth Ashini ont discuté occupation du territoire, vêtements traditionnels, chasse et préparation de mets sacrés avec les étudiants.

Trois membres des communautés naskapie et innue sont venus initier les étudiants en médecine à leur culture

Le 20 mars 2017 dernier, les étudiants en médecine ont pu participer à un atelier sur la culture autochtone. Cette activité était une initiative d’Anne-Frédérick McKenzie, étudiante autochtone au doctorat en médecine, dans le cadre des activités du Groupe d’intérêt en santé autochtone de l’Université Laval (GISA).

Trois conférenciers étaient présents : Élisabeth Ashini, infirmière autochtone à la retraite originaire de la communauté innue de Matimekosh-Lac John, Pierre-Jacques McKenzie, lui aussi de Matimekosh-Lac John, et Suzie Uniam, originaire de la communauté naskapie de Kawawachikamach. Ils ont discuté avec les étudiants de sujets variés comme l’occupation du territoire, les vêtements traditionnels, la préparation de mets sacrés et la pratique de la chasse. Par la suite, les étudiants ont eu la chance de goûter à quelques mets typiques, tels que de la viande séchée, de la graisse de caribou et du pain banique.

De meilleures compétences culturelles
Près d’une trentaine d’étudiants étaient présents à cette rencontre qui a suscité de riches échanges interculturels. « La mission de notre comité est de sensibiliser les étudiants aux enjeux de la santé autochtone. Nous croyons qu’une meilleure compréhension des cultures des Premières Nations et des Inuits permettra aux futurs soignants d’adapter leur approche auprès de ces populations », explique Vincent Paquin, coprésident du GISA.

Les étudiants ont d’ailleurs pu poser de nombreuses questions aux conférenciers. Interrogé sur les territoires de chasse, Pierre-Jacques McKenzie a parlé des changements territoriaux imposés par la Convention de la Baie-James et du Nord québécois. « Nous avons dû céder au gouvernement des terres sur lesquelles nous avons chassé pendant des générations et des générations. Dans nos cœurs, ces territoires sont encore les nôtres », a-t-il expliqué. Les étudiants étaient par ailleurs impressionnés de découvrir à quel point les conférenciers utilisaient presque tout l’animal tué à la chasse, ne laissant derrière que les poils et les bois du caribou.

« Ça a été un honneur de rencontrer les aînés et de les écouter parler de leur culture et de leur territoire avec autant d’enthousiasme, a dit Pascale Laveault-Allard, étudiante en médecine. Je me considère choyée qu’ils aient partagé avec nous la graisse de caribou, qui est sacrée. Le goût est hors de l’ordinaire, c’est le moins qu’on puisse dire! »

Le GISA est un comité formé d’étudiants en médecine autochtones et non-autochtones. Chaque année, le groupe organise des conférences et des ateliers sur le thème de la santé et des cultures des Premières Nations et des Inuits. 

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