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Détail de la nouvelle

Au-delà de la souche virale

L’efficacité du vaccin dépend de sa concordance avec les souches d’influenza qui sévissent dans la population, mais elle est aussi influencée par la mémoire immunologique, l’histoire de vaccination et le moment de l’année où vous contractez le virus.

L’efficacité du vaccin contre la grippe ne dépend pas uniquement du choix des souches

Pour la plupart des gens, l’efficacité du vaccin contre la grippe se résume à une seule chose. Il suffit que les souches virales utilisées pour fabriquer le vaccin correspondent aux souches qui circulent dans la population et l’affaire est entendue. En réalité, les choses sont beaucoup plus complexes, comme vient de le démontrer, dans le Journal of Infectious Diseases, une équipe de chercheurs canadiens dont fait partie Gaston De Serres, de la Faculté de médecine et du CHU de Québec — Université Laval. En effet, les travaux de ces chercheurs démontrent que l’efficacité du vaccin peut aussi dépendre de votre première rencontre avec l’influenza, de votre histoire de vaccination et même du moment de l’année où vous contractez le virus.

Les chercheurs arrivent à ces constats après avoir étudié l’efficacité du vaccin en 2015-2016. Cette année-là, la grippe a frappé tardivement – le pic est survenu en mars – et c’est la souche A(H1N1) qui a sévi, accompagnée en sourdine de l’influenza B / Victoria.

« L’efficacité du vaccin pour le A(H1N1) n’était que de 43 %, même s’il y avait une bonne concordance antigénique entre le vaccin et le sous-type qui a circulé dans la population, rappelle Gaston De Serres. Pour l’influenza B, l’efficacité du vaccin a atteint 54 %, alors qu’il y avait une non-concordance des lignées. »

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