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Détail de la nouvelle

Un sucre contre la dystrophie musculaire

La N-acétylglucosamine est déjà sur le marché, où elle est vendue comme supplément alimentaire. Toutefois, la professeure Sato estime que les personnes atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne devraient attendre les conclusions d'une étude clinique qui préciserait la posologie optimale et les effets secondaires de ce produit avant d'en consommer.

Un supplément alimentaire dérivé du glucose produit des effets spectaculaires chez des souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne

Une étude menée par une équipe de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval montre qu’un supplément alimentaire dérivé du glucose parvient en dix jours à peine à augmenter de 50 % la force de souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne. Les résultats de cette étude, qui viennent de paraître dans le FASEB Journal, pavent la voie à une étude clinique qui permettrait de tester l’efficacité de ce traitement chez l’humain.

La dystrophie musculaire de Duchenne est une maladie héréditaire dont les premières manifestations surviennent chez les enfants lorsqu’ils ont entre 18 mois et 3 ans. Elle cause une dégénérescence progressive des muscles qui confine les personnes atteintes à un fauteuil roulant à partir de l’adolescence. La maladie s’attaque également aux muscles du cœur et aux muscles respiratoires, de sorte que l’espérance de vie des malades est de moins de 40 ans. La maladie affecte environ 1 garçon sur 3 500 à la naissance, ce qui en fait la forme de dystrophie musculaire la plus courante.

Il n’existe pas encore de traitement pour vaincre cette maladie. Il y a bien un médicament stéroïdien qui ralentit la dégénérescence des muscles, mais il entraîne d’importants effets secondaires. « Beaucoup d’espoirs sont placés dans la thérapie génique, mais il faudra encore plusieurs années de recherche avant d’arriver à un traitement efficace. C’est pourquoi il est important de trouver d’autres médicaments pour aider à préserver la force musculaire des personnes atteintes le plus longtemps possible », explique la professeure Sachiko Sato.

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Sur le même sujet : Un supplément alimentaire augmente de 50 % la force de souris atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne, communiqué de l’Université Laval, 28 juin 2018