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Détail de la nouvelle

Un second souffle

Une personne au repos inhale environ 5 litres d'air à la minute, alors qu'un nageur d'élite qui pousse au maximum en inhale jusqu'à 200 litres à la minute. Ses bronches sont donc très exposées aux produits irritants présents dans l'air des piscines. Photo: Australian Paralympic Committee

Les bronches des nageurs d'élite retrouveraient leur état normal lorsque les athlètes se retirent de la compétition

L’air des piscines, chargé de sous-produits de chloration de l’eau, peut faire la vie dure aux poumons des athlètes d’élite. À preuve, environ le quart des nageurs olympiques ont un certificat médical les autorisant à faire usage d’un bronchodilatateur pour atténuer leurs symptômes d’asthme et d’hyperréactivité bronchique. Bonne nouvelle pour eux, l’inflammation et les altérations physiques de leurs bronches causées par la pratique intensive de la natation disparaîtraient lorsque les athlètes mettent un terme à leur carrière sportive, suggère une étude publiée par des chercheurs de l’Université Laval dans la revue Clinical & Experimental Allergy.

L’équipe de la Faculté de médecine et du Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec en a fait la démonstration en comparant l’anatomie et la physiologie des bronches de six nageurs d’élite pendant leur carrière d’athlète et deux ans après leur retrait de la compétition. Les participants ont accepté de fournir un échantillon de tissus pulmonaires à deux reprises. Au moment de la première biopsie, les athlètes s’entraînaient en moyenne 17 heures par semaine. Au moment de la seconde biopsie, ils passaient environ 2 heures en piscine chaque semaine.

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