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Détail de la nouvelle

Quand les gènes parlent

  • Source : Jean Hamann, Le Fil, 1 février 2019
  • Département de biologie moléculaire, biochimie médicale et pathologie, Département de médecine moléculaire, Département de médecine sociale et préventive
Cette image montre une situation où il y a augmentation du nombre de cellules anormales dans les canaux mammaires. Bien qu’il ne s’agisse pas d’un cancer, cette condition est associée à une augmentation du risque de cancer. Des marqueurs génomiques pourraient aider à repérer de façon précoce les cas qui risquent d’évoluer vers le cancer du sein. Photo : Nephron/Wikimedia Commons

Une équipe découvre les marqueurs qui pourraient servir au diagnostique précoce, au suivi clinique et au traitement du cancer du sein

En théorie, il y a un moment où une cellule jusque-là normale s’engage sur la voie qui fera d’elle une cellule cancéreuse. Il y a aussi un moment où une cellule cancéreuse se transforme pour devenir plus agressive ou pour migrer dans d’autres parties du corps. Ces transformations passent forcément par des modifications dans l’expression de certains gènes et, si l’on cherche bien, il devrait être possible de trouver la signature génomique de ces transformations. C’est le pari qu’a fait une équipe de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec — Université Laval. L’étude qu’elle vient de publier sur la question dans la revue Oncotarget indique que, jusqu’à présent, son raisonnement tient la route.

Charu Kothari, Geneviève Ouellette, Yvan Labrie, Simon Jacob, Caroline Diorio et Francine Durocher ont comparé l’expression des gènes dans les tissus mammaires de 20 femmes réparties en quatre groupes. Le premier était constitué de femmes sans cancer du sein alors que les trois autres regroupaient des femmes ayant des lésions de sévérité grandissante. «Nous voulions savoir s’il y avait une signature génomique caractéristique de chaque étape», résume la professeure Durocher.

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