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Détail de la nouvelle

Premier répondant et chef d'orchestre

Cette image montre la moelle épinière d'une souris 14 jours après une lésion. La zone endommagée, au centre, est infiltrée par des macrophages et des neutrophiles (en vert). Les cellules microgliales (en rouge tomate) forment une cicatrice bien définie autour de la blessure. La cicatrice formée par les astrocytes (en bleu) commence à s'organiser autour de la première, mais il faut attendre au 35e jour avant qu'elle soit complètement formée. Photo: Victor Bellver-Landete

Les cellules microgliales jouent des rôles clés dans la réparation des lésions de la moelle épinière

Après un traumatisme à la moelle épinière, le corps répond en dépêchant plusieurs types de cellules au site de la lésion. Parmi celles-ci se trouvent les cellules microgliales, des cellules dont on connaît bien le rôle dans le développement, la plasticité et l’immunité du cerveau, mais dont les fonctions dans la réparation des lésions à la moelle épinière faisaient l’objet de controverses. Une étude publiée le 31 janvier dans Nature Communications par une équipe de l’Université Laval fait la lumière sur la question en démontrant que ces cellules jouent le rôle de premier répondant sur le site de la lésion et qu’en plus elles orchestrent le travail d’autres cellules qui participent à la réparation.

L’équipe du professeur Steve Lacroix, de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec — Université Laval, en a fait la démonstration en étudiant les cellules microgliales de souris de laboratoire ayant subi une lésion à la moelle épinière.

«Chez les souris transgéniques que nous avons utilisées, les cellules microgliales peuvent être marquées spécifiquement, ce qui permet de les distinguer des macrophages, un autre groupe de cellules immunitaires qui interviennent dans la réparation. Auparavant, il n’était pas possible de déterminer les rôles respectifs des deux types de cellules», explique le professeur Lacroix.

Les expériences réalisées par son équipe ont montré que les cellules microgliales sont les premières arrivées sur le site de la lésion et que leur nombre croît rapidement pendant les premiers jours qui suivent le traumatisme. «Le pic est atteint entre les jours 7 et 14 post-lésion. Ces cellules forment une couche compacte, que nous avons appelée cicatrice microgliale, autour de la zone endommagée.»

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