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Détail de la nouvelle

Prédire le risque individuel de cancer du sein

Les chercheurs ont mis au point un score du risque multigénique de cancer du sein qui inclut 313 variations génétiques. En combinant ce risque à celui attribuable aux facteurs non génétiques, il est possible d'établir un risque individuel global de cancer du sein et de proposer une approche de dépistage personnalisée pour chaque femme.

Deux études ouvrent la porte à la personnalisation du dépistage de cette maladie

Grâce à un simple échantillon de salive, des chercheurs peuvent maintenant estimer le risque génétique qu’une femme ait un cancer du sein au cours de sa vie. En combinant ce risque à des facteurs tels que les antécédents familiaux, le profil hormonal et les habitudes de vie, les chercheurs pourront estimer le risque global de cancer du sein qui pèse sur chaque femme, ce qui ouvre la porte à la personnalisation des protocoles de dépistage de cette maladie. Les détails de cette percée, à laquelle est associée l’équipe du professeur Jacques Simard du Département de médecine moléculaire, sont présentés dans deux articles qui viennent de paraître dans les revues The American Journal of Human Genetics et Genetics in Medicine.

Au cours des dernières années, beaucoup d’attention a été portée aux gènes de susceptibilité au cancer du sein tels que BRCA1 et BRCA2.

« Les mutations dans ces gènes ont un effet marqué sur le risque de cancer du sein, mais elles sont relativement rares, explique le professeur Simard, qui est rattaché à la Faculté de médecine et au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval. On les retrouve généralement chez les femmes qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein et qui ont reçu un diagnostic de cancer du sein avant 50 ans. Nos récents travaux ont mis en lumière l’existence d’un grand nombre de variations génétiques plus fréquentes dont l’influence individuelle sur le risque de cancer du sein est faible, mais dont l’effet cumulatif est important. Notre objectif était de tenir compte des deux types de variations génétiques pour en arriver à une prédiction personnalisée du risque pour chaque femme. »

Lire la nouvelle complète du journal Le Fil

À lire également : Cancer du sein : des chercheurs mettent au point le modèle de prédiction du risque le plus précis à ce jour, Université Laval, 15 janvier 2019

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