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Détail de la nouvelle

Mois cœur et poumons

  • Recherche, Faculté

Découvrez la richesse de notre communauté scientifique et son impact dans le monde en suivant la nouvelle série Les mots qui courent

Une nouvelle série d’entretiens mensuels avec les chercheuses et les chercheurs de la Faculté de médecine sur de grands thèmes et enjeux actuels en santé. Découvrez la richesse de notre communauté scientifique et son impact dans le monde en suivant cette série prenant la forme d’entrevues, de capsules ou d’opinions. Vous pourrez avoir accès à un état de la situation sur de grands enjeux de santé. Cette série vous permettra également de découvrir ces hommes et femmes qui travaillent souvent dans l’ombre, avec acharnement et passion, à faire avancer les connaissances en santé.

Mois cœur et poumons 

Le dossier recherche de ce mois-ci est consacré au cœur et aux poumons. Nous avons le privilège de compter au sein de notre réseau un centre de pointe à l’échelle canadienne dans ce domaine, c’est-à-dire le Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval.

Des machines performantes! Le cœur bat en moyenne 100 000 fois par jour, représentant un total annuel de 3 600 000 battements par an. La morphologie des genres a toutefois une incidence puisque le cœur d’une femme bat généralement plus rapidement, en moyenne 78 battements par minute, alors que celui d’un homme bat en moyenne 70 fois par minute. En ce qui a trait aux poumons, leur principale fonction est de transférer dans le sang l’oxygène présent dans l’air et d’évacuer le dioxyde de carbone présent dans le sang. Ils agissent aussi comme défenseurs contre les substances nuisibles dans l’air, comme les bactéries et les virus.

Les maladies et les dysfonctions associées au cœur et aux poumons sont nombreuses et la recherche se poursuit pour en réduire les impacts sur les personnes atteintes. Pour illustrer ce qui se fait en recherche en ce domaine, deux directeurs d’axe de recherche ont alimenté le contenu de cet article. Il s’agit de M. François Maltais, médecin clinicien enseignant au département de médecine et directeur de l’axe de recherche en pneumologie et de M. Philippe Pibarot, professeur au département de médecine et directeur de l’axe de recherche en cardiologie.


Axe de recherche en cardiologie

L'équipe de l'axe de recherche en cardiologie de l'’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval (IUCPQ-UL)

Une partie de l’équipe du directeur de l’axe de cardiologie du chercheur Philippe Pibarot de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec — Université Laval (IUCPQ-UL). Crédit photo : service audiovisuel-IUCPQ 

Les maladies cardiovasculaires touchent 2 Canadiens sur 10 dans la population âgée de plus de 20 ans. Ces maladies sont responsables de plus de 20 % des décès au Canada, ce qui en fait la deuxième cause de mortalité au pays. Les coûts directs et indirects reliés aux maladies cardiovasculaires s’élèvent à plus de 22 milliards de dollars par année au Canada.

L’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec — Université Laval (IUCPQ-UL) est le plus grand centre de soins tertiaires pour le traitement des maladies cardiovasculaires au Canada. Ce centre dessert une population de plus de 2,5 millions de personnes et comprend 39 cardiologues et 11 chirurgiens cardiaques. Chaque année, les professionnels de la santé œuvrant à l’IUCPQ-UL effectuent plus de 2 600 chirurgies cardiaques, 8 000 procédures de cathétérisme cardiaque et 2 500 procédures d’électrophysiologie cardiaque.

La mission de l’axe de cardiologie du centre de recherche de l’IUCPQ-UL est de découvrir pour prévenir et guérir les maladies cardiovasculaires. Cet axe comprend plus de 50 laboratoires de recherche fondamentale, plateformes de recherche préclinique et équipes de recherche clinique dans lesquels œuvrent 75 chercheurs, 184 étudiants aux cycles supérieurs et stagiaires postdoctoraux et 115 professionnels de recherche. En 2018, 5 membres de l’IUCPQ-UL, dont 3 dans l’axe cardiologie, figuraient sur la liste des chercheurs les plus influents dans le domaine de la médecine selon l’organisme Clarivate Analytics. Le financement de la recherche de l’axe de cardiologie est de l’ordre de 13,5 millions de dollars par année et provient essentiellement des organismes subventionnaires (Instituts de recherche en santé du Canada, Fonds de recherche québécois en santé et Fondation des maladies du cœur du Canada) et des contrats de recherche avec l’industrie. L’IUCPQ-UL est d’ailleurs considéré comme un modèle au Québec pour le transfert des connaissances et des technologies et la recherche clinique. L’institut héberge aussi 4 laboratoires centraux (corelabs) d’imagerie cardiovasculaire qui analysent de façon centralisée et standardisée les examens d’imagerie obtenus dans plusieurs essais cliniques d’envergure réalisés dans plus de 80 centres hospitaliers à travers le monde.

Les principales réalisations de l’axe de cardiologie portent sur les thèmes de recherche suivants :

  1. La cardiologie métabolique : ce thème représente une des forces en recherche à l’IUCPQ, car il donne une couleur unique à l’axe cardiologie et au Centre de recherche et qu’il interpelle de nombreux chercheurs cliniciens et fondamentalistes. Ce thème vise à étudier les liens entre les habitudes de vie, l’obésité abdominale, le diabète et les maladies cardiovasculaires. Les découvertes émanant de l’IUCPQ-UL ont conduit à des stratégies d’évaluation et de prise en charge du risque cardiométabolique qui sont désormais reconnues et appliquées à travers le monde.

  2. La maladie coronarienne est un véritable fléau et des milliers de Canadiens meurent chaque année à cause d’un infarctus du myocarde. L’IUCPQ-UL est reconnu sur le plan international pour le développement et l’application de l’approche par l’artère radiale (plutôt que par l’artère fémorale) pour effectuer la revascularisation du myocarde en présence de maladies coronariennes. Cette innovation a considérablement changé la pratique clinique et permet d’obtenir des résultats aussi efficaces que l’approche fémorale, mais avec moins de complications et une libération plus rapide du centre hospitalier. Les chercheurs de l’IUCPQ conduisent également des travaux sur les tuteurs médicamentés et les tuteurs biodégradables afin d’optimiser la revascularisation coronarienne.

  3. Les maladies valvulaires cardiaques affectent les valves cardiovasculaires, elles sont parmi les plus fréquentes au Canada et il n’existe pas, à l’heure actuelle, de médicament; la seule option est donc de réparer ou remplacer la valve défaillante. Parmi les réalisations les plus marquantes des dernières années, on doit mentionner la découverte de l’implication de la lipoprotéine(a) dans l’initiation et la progression du rétrécissement (sténose) de la valve aortique et l’identification de prédispositions génétiques à cette maladie. Ces découvertes ouvrent la voie vers de nouveaux médicaments pour le traitement de cette maladie. Un autre axe majeur de recherche sur ces maladies porte sur la validation et l’avancement des thérapies valvulaires par cathéter. Cette technique permet de remplacer ou réparer une valve cardiaque sans avoir recours à une chirurgie à cœur ouvert et sans anesthésie générale. L’équipe de l’IUCPQ-UL est certainement l’une des plus productives et influentes dans le monde sur cette technologie qui a révolutionné le traitement des maladies valvulaires. Près d’un million de patients à travers le monde ont bénéficié de cette technique de thérapie percutanée.

« Ce dont je suis le plus fier c’est le parfait alignement et la grande synergie entre les laboratoires de recherche et les départements de soins cliniques et surtout le fait que les découvertes effectuées à l’IUCPQ-UL ont amené des changements majeurs dans la pratique clinique et ont ainsi contribué à améliorer la longévité et la qualité de vie des patients atteints de maladies cardiovasculaires au Canada et ailleurs dans le monde ». – Philippe Pibarot, directeur de l’axe de recherche en cardiologie de l’IUCPQ-UL


Axe de recherche en pneumologie
Groupe de recherche en santé respiratoire de l’Université Laval (GESER)

L'équipe de l'axe de recherche en pneumologie de l'’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval (IUCPQ-UL)

L’équipe de l’axe de recherche en pneumologie de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec — Université Laval (IUCPQ-UL)

Brève description

Le groupe de recherche en santé respiratoire de l’Université Laval (GESER) œuvre au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ). Il est l’un des plus performants au Canada dans le domaine des maladies respiratoires. Il offre un environnement de recherche unique où, sous le même toit, médecins, chercheurs, et professionnels de recherche contribuent au développement de la recherche en santé respiratoire. Notre groupe se distingue par une étroite collaboration entre les chercheurs et les cliniciens, ce qui multiplie les occasions de découvertes et facilite le transfert des connaissances au profit de la population.

Nos chercheurs s’intéressent à des enjeux de santé respiratoire majeurs qui préoccupent nos concitoyens :

  • Apnée du sommeil et régulation de la respiration au cours de la vie
  • Asthme
  • Hypertension pulmonaire
  • Maladie pulmonaire obstructive chronique et santé environnementale
  • Cancer du poumon

Outre ces thèmes de recherche principaux, nos chercheurs s’intéressent également aux soins critiques, à la fibrose kystique, aux maladies pulmonaires interstitielles et à l’endoscopie respiratoire.

La mission du GESER est d’améliorer la qualité des soins offerts aux individus souffrant d’une maladie respiratoire grâce à la recherche clinique et fondamentale, à l’innovation, à l’étroite collaboration entre la recherche et la clinique et au transfert rapide des connaissances au profit des patients.

Financement

Collectivement, nos chercheurs bénéficient d’un financement global de 8,7 M$. Nos sources de financement sont diverses et incluent les organismes subventionnaires traditionnels, comme le FRQS et les IRSC. Nous pouvons également compter sur des partenariats avec l’industrie. La Fondation de l’IUCPQ et son Fonds Alphonse-l’Espérance ainsi que le Fonds de recherche sur les maladies respiratoires J.-D. Bégin - P.-H. Lavoie (Fonds de la Faculté de médecine à la Fondation de l’Université Laval) versent annuellement près de ½ million de dollars en subvention de recherche aux chercheurs de pneumologie. Il s’agit d’un appui financier inestimable pour notre équipe, nous permettant, en autres, d’appuyer la relève dans notre secteur d’activités. Quatre chaires de recherche sont dirigées par un de nos chercheurs : Chaire de recherche en médecine respiratoire GSK, Chaire de recherche en transfert des connaissances, éducation, prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire, Chaire de recherche en pathologie vasculaire avec remodelage, Chaire de recherche sur la génomique des maladies cardiaques et respiratoires (VDRES). Nos étudiants ont accès au programme de bourses offert par le Centre de recherche de l’IUCPQ et qui, cette année, a consacré 140 000 $ en bourses. Les étudiants sont également admissibles aux programmes de bourses de la Faculté de médecine, ainsi qu’aux fonds de soutien facultaires à la maîtrise et au doctorat.

Membres

Le GESER compte actuellement 28 membres réguliers, dont 18 professeurs réguliers (adjoints, agrégés ou titulaires), 8 professeurs sous octroi et 2 professeurs de clinique. Les chercheurs sont assistés par 13 infirmières de recherche et 48 professionnels de recherche. Dix étudiants postdoctoraux, 25 étudiants au 3e cycle, 23 étudiants au 2e cycle sont actuellement encadrés par les chercheurs du groupe.

Trois grandes réalisations

  1. Création d’une vaste Biobanque de tissus pulmonaires qui compte plus de 4 000 cas de cancer du poumon offrant ainsi à nos chercheurs des possibilités uniques de contribuer à la recherche et ultimement de bonifier le traitement et la qualité de vie des individus atteints de ce terrible cancer. Cette Biobanque permet également d’étudier d’autres pathologies respiratoires comme l’asthme et la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC).
  2. Mise en évidence de nouveaux mécanismes de développement de l’hypertension pulmonaire qui mènent au développement de traitements novateurs de cette maladie encore incurable.
  3. Identification de la seconde forme héréditaire de l’emphysème, après la découverte du déficit en alpha-1 antitrypsine dans les années 60. Cette découverte d’importance mènera à des recherches novatrices sur l’exploration de nouveaux mécanismes de développement de l’emphysème pulmonaire.

« Je dirige un groupe de chercheurs dynamiques qui œuvre sans relâche à mieux comprendre les maladies respiratoires afin de pouvoir en bonifier le traitement. Le Centre de recherche de l’ICUPQ et la proximité avec des équipes de cliniciens chevronnés nous offrent un environnement unique qui favorise la découverte et qui contribue grandement à l’atteinte de notre objectif commun qui est d’améliorer la santé respiratoire de la population. » — François Maltais, directeur de l’axe de recherche en pneumologie.



Soutenez la cause en contribuant à un de nos fonds facultaires : 

  • Chaire de recherche en médecine respiratoire GSK (0354)
    La Chaire de recherche en médecine respiratoire GSK a pour but de promouvoir, développer et supporter financièrement la recherche et la formation avancée qui visent à améliorer la compréhension de l’épidémiologie, de la pathophysiologie, des conséquences systémiques et du traitement des maladies inflammatoires chroniques des voies respiratoires, ou à faciliter le transfert des connaissances dans ce domaine.
    Pour faire un don à cette chaire, vous pouvez composer le 418 656-2131 poste 412417

  • Fonds sur les maladies respiratoires J.-D.-Bégin — P.-H.-Lavoie (0002)
    Le Fonds a pour objectif de soutenir financièrement la recherche sur les maladies respiratoires en collaboration avec l’Institut universitaire en cardiologie et en pneumologie de Québec (IUCPQ), ainsi que l’enseignement en médecine rattaché à ces maladies.

  • Chaire en transfert de connaissances, éducation, prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire (0372)
    La Chaire en transfert de connaissances, éducation et prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire a pour objectifs de promouvoir, développer et supporter financièrement un programme de recherche et d’intervention menant au transfert des connaissances, à l’éducation et à la prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire à l’Université Laval.
    Pour faire un don à cette chaire, vous pouvez composer le 418 656-2131 poste 412417

  • Fonds de soutien à la chaire de recherche sur le développement de traitements interventionnels des cardiopathies structurelles — Fondation Famille Jacques Larivière (0621)
    La Chaire de recherche sur le développement de traitements interventionnels des cardiopathies structurelles vise spécifiquement le développement de la recherche quant aux alternatives procédurales aux chirurgies invasives et permettant également le traitement de patients à risque élevé. Dans un horizon, de cinq ans, l’objectif de la Chaire est d’innover en élaborant de nouvelles technologies et méthodes procédurales qui permettront d’améliorer la qualité de vie et les pronostics des patients atteints de cardiopathies naturelles.