Logo Université Laval Logo Université Laval Logo Université Laval

Détail de la nouvelle

Le dépistage de la maladie de Parkinson en voie d’être facilité

  • Source : CHU de Québec - Université Laval
  • Recherche, Département de microbiologie-infectiologie et immunologie, Département de psychiatrie et neurosciences

Les professeurs Francesca Cicchetti et Éric Boilard identifient le tout premier biomarqueur

Une équipe de chercheurs du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval vient de mettre au jour un biomarqueur permettant d'établir le stade de la maladie de Parkinson, un outil qui sera très utile aux cliniciens et aux entités pharmaceutiques qui souhaitent rapidement confirmer l'efficacité de nouveaux traitements en développement.

Plusieurs maladies, dont le cancer, peuvent facilement et efficacement être diagnostiquées grâce à la présence de biomarqueurs dans le sang des personnes atteintes. Cependant, aucun biomarqueur n’avait jusqu’à présent été identifié pour des maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson. De plus, comme ces maladies sont très hétérogènes, c’est-à-dire que les manifestations varient grandement d’une personne à l’autre, il est difficile de prédire l'évolution de la maladie pour chaque individu.

En combinant leurs efforts, les professeurs Francesca Cicchetti du Département de psychiatrie et de neurosciences, et Éric Boilard du Département de microbiologie-infectiologie et d'immunologie, ont percé un des mystères entourant cette maladie qui affecte 55 000 personnes au Canada.

« Nos cellules sont capables de relâcher des petites vésicules extracellulaires, comparables à des petits colis qui permettent la communication entre les cellules, explique le professeur Éric Boilard. En procédant à une analyse poussée d’échantillons sanguins de personnes atteintes de la maladie de Parkinson et en les comparant à des échantillons provenant de sujets sains, nous avons constaté que le nombre et le contenu en protéines de vésicules extracellulaires émergeant des globules rouges corrélaient avec les divers stades de la maladie. »

« Observée chez des populations du Québec et du Royaume-Uni, cette découverte laisse entrevoir plusieurs possibilités, souligne la professeure Cicchetti. Être en mesure de déterminer avec précision la progression de la maladie, et ce, par un test sanguin, permettrait de confirmer rapidement l’efficacité d’éventuels traitements. »

Les professeurs Cicchetti et Boilard poursuivent leurs travaux afin d’approfondir les possibilités qu’offre le diagnostic à l’aide de ce biomarqueur, méthode pour laquelle ils ont par ailleurs déposé deux demandes au Bureau des brevets des États-Unis. La prochaine étape de leur recherche consiste à confirmer la validité du biomarqueur sur une cohorte encore plus nombreuse.