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Détail de la nouvelle

La santé cardiométabolique

  • Recherche, Faculté

Découvrez la richesse de notre communauté scientifique et son impact dans le monde en suivant la nouvelle série Les mots qui courent

Une nouvelle série d’entretiens mensuels avec les chercheuses et les chercheurs de la Faculté de médecine sur de grands thèmes et enjeux actuels en santé. Découvrez la richesse de notre communauté scientifique et son impact dans le monde en suivant cette série prenant la forme d’entrevues, de capsules ou d’opinions. Vous pourrez avoir accès à un état de la situation sur de grands enjeux de santé. Cette série vous permettra également de découvrir ces hommes et femmes qui travaillent souvent dans l’ombre, avec acharnement et passion, à faire avancer les connaissances en santé.

Mars : la santé cardiométabolique

Ce mois-ci, dans le cadre de la série Les mots qui courent, deux chercheurs de la relève dans le domaine de la santé cardiométabolique ont accepté de partager leurs connaissances en recherche clinique et en recherche fondamentale.

La santé cardiométabolique regroupe la santé cardiovasculaire et celle du métabolisme. Elle s’évalue à partir de plusieurs facteurs de risques, notamment par le diabète de type 2, représentant un haut risque de développer des maladies cardiovasculaires, et par l’obésité, surtout celle de l’abdomen.

Compte tenu de leur état de santé, certaines populations présentent un risque élevé de développer des maladies cardiométaboliques. Au Québec, il s’agit des personnes âgées de plus de 20 ans qui ont le diabète (± 10 %), la population adulte qui fait de l’hypertension (± 20 %), les fumeurs réguliers (± 20 %) et la population obèse (± 25 %). (Source : Journal du Collège des médecins de famille du Canada).

Plusieurs chercheuses et chercheurs de la Faculté de médecine en santé cardiométabolique font partie des plus imminents au monde dans ce domaine. Leurs efforts visent à développer des stratégies de prévention, proposer des traitements efficaces et soutenir la formation des professionnels de la santé, présents et futurs, afin de ralentir la progression des facteurs de risques.


Iwona Rudkowska

Iwona Rudkowska

Professeure agrégée au Département de kinésiologie
Chercheure, axe Endocrinologie et néphrologie, Centre de recherche du CHU de Québec — Université Laval

Ma plus grande fierté

Dans mes recherches, j’ai constaté qu’il existe des individus qui réagissent mieux ou moins bien aux diverses interventions nutritionnelles. Les recommandations alimentaires actuelles sont élaborées selon un modèle « taille unique » afin de répondre aux besoins de la majorité de la population; pourtant, les preuves montrent de grandes disparités dans les réponses individuelles aux différentes diètes et/ou aliments. Ces divergences pourraient s’expliquer en partie par le patrimoine génétique unique des individus, mais également par les interactions entre gènes et facteurs environnementaux, tels que le régime alimentaire. Dans mon laboratoire, nous voulons identifier des sous-groupes de personnes ayant des caractéristiques cliniques ou génétiques similaires qui pourraient mieux prédire l’influence de la diète et/ou aliments sur les facteurs de risque du diabète de type 2.

Principaux constats sur la santé de la population en regard de mes recherches

Est-ce que la santé de la population s’améliore ou non?

La prévalence du diabète de type 2 augmente au Canada. En plus, les études récentes démontrent que la qualité alimentaire des Québécois est faible. Alors, la santé de la population ne s’améliore pas.

Est-ce que des groupes d’âge sont plus à risque ou des périodes de vie présentent des indices de plus grande vulnérabilité?

Certaines populations présentent un risque plus élevé de développer un diabète de type 2, comme les personnes d’ascendance sud-asiatique, asiatique, africaine, hispanique ou autochtone, les personnes en surpoids, les personnes âgées ou les personnes à faible revenu. Les populations qui risquent d’avoir une diète de moins bonne qualité sont les personnes obèses et celles ayant un statut socio-économique inférieur. Donc, les individus à risque de diabète de type 2 ont souvent aussi une diète de moins bonne qualité.

Si les résultats sont stables ou inférieurs à ce qu’ils devraient être, selon vous, qu’est-ce qui fait défaut, où est le talon d’Achille?

Peu de gens suivaient les recommandations de l’ancien Guide alimentaire canadien (2007) en ce qui concerne la consommation de légumes et de fruits, de produits à grains entiers et de produits laitiers. La recherche nous démontre que la consommation de ces groupes alimentaires peut aider à prévenir le diabète de type 2.

Est-ce que les campagnes de sensibilisation ont eu un impact suffisant sur les bonnes habitudes de vie de la population?

Je pense que l’arrivée du nouveau Guide alimentaire canadien (janvier 2019) pourra aider à avoir de meilleurs apports et habitudes alimentaires. Il faudra étudier les changements nutritionnels dans la population à risque de diabète de type 2 dans les prochaines années.

Mon meilleur conseil pour la population en général 

Avoir une alimentation diversifiée, car tout excès est mauvais pour la santé.


Mathieu Laplante, crédit: IUCPQ-ULMathieu Laplante

Professeur agrégé au Département de médecine
Chercheur au Centre de recherche de l’Institut universitaire de cardiologie et pneumologie de Québec (CRIUCPQ)
Crédit photo : IUCPQ-UL

Pourquoi faire de la recherche sur l’obésité? Il faut juste bouger et mieux manger, non?

L’obésité est le principal facteur de risque pour le développement du diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires. Cette condition est très complexe et son développement est influencé par des facteurs qui vont bien au-delà des habitudes de vie. Bien entendu, il est important d’avoir une alimentation équilibrée et de bouger. Toutefois, tous les êtres humains ne sont pas également susceptibles à devenir obèses. Mieux comprendre les facteurs génétiques qui favorisent l’obésité est essentiel pour permettre le développement de nouvelles approches pour faciliter la perte de poids.

Pourquoi est-ce si difficile de perdre du poids?

Cette question est très complexe! En premier lieu, on doit savoir que notre corps est construit pour accumuler des graisses. Pour notre organisme, la perte de poids est perçue comme une situation de danger, alors le corps s’adapte pour l’empêcher. Aussi, il est très difficile d’éliminer les adipocytes, les cellules qui accumulent la graisse. Lorsqu’on perd du poids, on réduit la taille, mais jamais le nombre de ces cellules. Bien qu’elles rapetissent lors d’un régime, ces cellules restent avides de graisses et ont tendance à toujours vouloir refaire le plein.

Dans quelle mesure vos résultats de recherche ont-ils un impact sur la vie des gens?

Nous travaillons à comprendre les mécanismes moléculaires impliqués dans le développement précoce des adipocytes. Qu’est-ce qui fait en sorte qu’un humain développe plus d’adipocytes qu’un autre? Répondre à cette question est important pour développer des avenues thérapeutiques permettant de réduire le nombre de ces cellules et aider les gens à perdre du poids. Nos travaux sont de nature très fondamentale, alors, pour le moment, l’impact direct sur la vie des gens est mineur! Toutefois, pour développer de nouvelles approches thérapeutiques, il faut étudier la biologie. C’est ce qu’on fait tous les jours!

Quelle est votre plus grande fierté en regard avec vos travaux de recherche?

En 2017, nous avons publié la découverte d’une protéine nommée VSTM2A, qui joue un rôle clé dans le développement précoce des adipocytes. Ces travaux originaux ont permis de mettre à jour un tout nouveau mécanisme favorisant la formation de ces cellules. Au-delà des découvertes scientifiques, je dois dire que j’éprouve aussi une grande fierté de pouvoir contribuer à la formation des étudiants. Avoir un rôle à jouer dans la formation de la relève en transmettant ma passion pour la découverte scientifique est très important pour moi.


Soutenez la cause en contribuant à un de nos fonds facultaires : 

11 fonds et chaires de la santé du cœur et métabolique (maladies chroniques ou sociétales)

  • Chaire de cardiologie Bertrand-Fradet (0014)
    L’objectif unique de cette chaire est de favoriser la recherche et l’enseignement en cardiologie à l’Hôpital Laval en liaison étroite avec l’Université Laval. Depuis 1995, l’Hôpital Laval est devenu le Centre de soins tertiaires capable d’offrir une gamme complète de soins spécialisés et ultraspécialisés en cardiologie adulte et en chirurgie cardiaque adulte et pédiatrique à toute la population du Centre et de l’Est-du-Québec.

  • Fonds des familles Marius et Louis Lessard (0274)
    En 2001, le Fonds des familles Marius et Louis Lessard a été créé afin de soutenir la mission d’enseignement et de recherche en prévention des maladies cardiovasculaires de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de l’Université Laval (Hôpital Laval). La recherche et l’enseignement menés dans ce Centre portent entre autres sur les dyslipidémies, l’hypertension artérielle, l’obésité, le diabète, le tabagisme, l’insuffisance respiratoire et tous les troubles métaboliques associés.

  • Chaire Pfizer sur la pathogenèse de la résistance à l’insuline et des maladies cardiovasculaires (0397)
    La Chaire Pfizer sur la pathogenèse de la résistance à l’insuline et aux maladies cardiovasculaires a pour objectif de promouvoir, développer et supporter financièrement un programme de recherche et d’intervention dans ce domaine à l’Université Laval.
    Pour faire un don à cette chaire, vous pouvez composer le 418 656-2131 poste 412417

  • Chaire de recherche sur le risque cardiométabolique (0355)
    Le Fonds de soutien à la chaire capitalisée de recherche sur le risque cardiométabolique a pour but de promouvoir, développer et supporter financièrement, à l’Université Laval, la recherche et la formation dans le domaine du risque cardiométabolique et à faciliter le transfert des connaissances dans ce domaine.
    Le risque cardiométabolique définit le risque global de développer une maladie cardiovasculaire ou le diabète de type 2. Il combine les facteurs de risques habituels, tels le tabagisme, l’hypertension artérielle ou un taux élevé de cholestérol avec une nouvelle gamme de facteurs davantage associés à une forme spécifique de surplus de poids : l’obésité abdominale. Lorsque plusieurs de ces facteurs sont présents chez un patient, le risque qu’il développe une maladie cardiovasculaire ou le diabète de type 2 est nettement plus élevé.

  • Chaire de recherche sur le développement de traitements interventionnels des cardiopathies structurelles — Fondation Famille Jacques Larivière (0621)
    Le Fonds a pour objectif de soutenir financièrement les travaux de la Chaire de recherche sur le développement de traitements interventionnels des cardiopathies structurelles. Cette dernière vise spécifiquement le développement de la recherche quant aux alternatives procédurales aux chirurgies invasives et permettant également le traitement de patients à risque élevé. Dans un horizon, de cinq ans, l’objectif de la Chaire est d’innover en élaborant de nouvelles technologies et méthodes procédurales qui permettront d’améliorer la qualité de vie et les pronostics des patients atteints de cardiopathies naturelles.
    L’équipe de recherche de la Chaire a pour vision de créer un pôle d’excellence dans le domaine du traitement par cathéter des maladies structurelles cardiaques basé sur un canevas de recherche sur 3 axes :
    • Innover par le développement technologique et procédural par cathéter
    • Développer des dispositifs innovants pour les traitements de patients atteints de fibrillation auriculaire
    • Dissémination en milieu clinique.

  • Chaire de recherche en chirurgie bariatrique et métabolique (0634)
    Le Fonds a pour objectif de soutenir financièrement les activités de la Chaire qui elle, a pour mission d’assurer une prise en charge optimale des personnes en attente de ce type de chirurgie, d’améliorer les pratiques en matière de suivi des patients opérés, de développer des méthodes d’interventions thérapeutiques minimalement invasives auprès des personnes souffrant d’obésité sévère et de soutenir la relève dans le domaine de la Chaire.

  • Projet de recherche sur le microbiote intestinal (3971)
    Le développement des connaissances sur le microbiote intestinal a changé notre compréhension des causes de l’obésité du diabète et des maladies hépatiques et pourra également accélérer la découverte de nouvelles thérapies pour ces grandes maladies chroniques sociétales. Le don récurrent de la fondation J.A. De Sève permet au Dr Marette de développer les infrastructures qui lui permettront de catalyser davantage ses travaux de recherche sur le microbiote. Ce projet permet au Dr Marette de mettre en place une force de frappe unique au Québec pour la recherche sur le microbiote intestinal, un « organe » unique qui permet de faire l’interface entre la nutrition et la médecine pour la promotion de la santé.
    Pour faire un don à ce projet, vous pouvez composer le 418 656-2131 poste 412417

  • Chaire internationale en cardiologie interventionnelle et approche transradiale (4471)
    La Chaire internationale en cardiologie interventionnelle et approche transradiale vise à promouvoir l’approche transradiale pour l’angiographie diagnostique et les interventions coronaires et non coronaires percutanées.

  • Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval (0344)
    Le Fonds a pour objectif de soutenir financièrement les activités de la Chaire de recherche sur l’obésité de l’Université Laval qui a pour mission de promouvoir la recherche et la dissémination des connaissances sur l’étiologie, les complications, le traitement et la prévention de l’obésité.

  • Fonds Dr Simon-Biron pour l’intervention clinique en obésité (0484)
    Le Fonds a pour objectif l’amélioration des connaissances scientifiques, médicales, humaines et économiques relatives à l’obésité, et ce, en soutenant des projets cliniques et scientifiques ayant des retombées à court et moyen terme sur la prévention au niveau des personnes à risque d’obésité, sur les soins, sur l’enseignement et sur le suivi systématique des clientèles obèses qui constituent une partie importante de la clientèle de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), dans un cadre de recherche clinique. Les projets retenus doivent être en lien avec l’enseignement ou la recherche soutenus par l’Université Laval, et donc y procurer des retombées directe ou indirecte.