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Détail de la nouvelle

Janvier : le mois de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer

  • Recherche, Faculté

Découvrez la richesse de notre communauté scientifique et son impact dans le monde en suivant la nouvelle série Les mots qui courent

Une nouvelle série d’entretiens mensuels avec les chercheuses et les chercheurs de la Faculté de médecine sur de grands thèmes et enjeux actuels en santé. Découvrez la richesse de notre communauté scientifique et son impact dans le monde en suivant cette série prenant la forme d’entrevues, de capsules ou d’opinions. Vous pourrez avoir accès à un état de la situation sur de grands enjeux de santé. Cette série vous permettra également de découvrir ces hommes et femmes qui travaillent souvent dans l’ombre, avec acharnement et passion, à faire avancer les connaissances en santé.

Janvier : le mois de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer 

Depuis le début des années 1990, le mois de janvier est consacré à la maladie d’Alzheimer. Les statistiques indiquent qu’au Canada, 747 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre maladie cognitive, d’ici 15 ans, ce nombre devrait atteindre plus de 1,4 million. Dans la grande région de Québec, 15 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Représentant approximativement 63 % des cas de démence, la maladie d’Alzheimer est la plus répandue. (Source : La Société Alzheimer de Québec)

Les avancées scientifiques ont sans doute prolongé la vie, mais force est de constater que vivre plus longtemps favorise aussi les chances de développer des difficultés d’origine neurodégénérative. La maladie d’Alzheimer et ses maladies apparentées sont des maladies neurodégénératives qui conduisent progressivement et irréversiblement à la perte de la mémoire et des fonctions intellectuelles. En plus des problèmes sociaux conséquents à ce type de maladies, elles deviennent de véritables soucis socioéconomiques totalisant notamment des dépenses annuelles supérieures à 10 milliards de dollars seulement au Canada.

Les causes exactes de ces maladies n’étant pas encore connues, les traitements efficaces pour les contrer sont toujours à l’étude.

Pour clore ce mois dédié à l’Alzheimer, nous avons contacté une dizaine de chercheuses et chercheurs de la Faculté qui consacrent leurs travaux à ce domaine. Nous leur avons posé quatre questions. Voici ce qui ressort de leurs témoignages.

1. Pourquoi avoir choisi ce domaine de recherche, les maladies cognitives dont l’Alzheimer?

Dominique Giroux

J’ai toujours beaucoup aimé travailler auprès des personnes âgées et la complexité de la clientèle atteinte de troubles cognitifs associés à la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies apparentées m’a toujours motivée. J’ai d’abord travaillé en tant que clinicienne pendant plusieurs années. J’aimais beaucoup le contact avec ces personnes. Le défi d’établir un lien de confiance avec eux et de contribuer de façon significative à l’amélioration de leur bien-être et de leur qualité de vie alors qu’ils peuvent peu ou pas exprimer leurs 

besoins était fort motivant pour moi. Par la suite, le désir de pousser plus loin mes contributions pour ces personnes m’a menée vers la recherche.

Dominique Giroux
Professeure agrégée
Département de réadaptation
Centre de recherche sur les soins et les services de première ligne de l’Université Laval

 

Robert Jr LaforceL’Alzheimer dans sa forme classique est celle dont tout le monde parle parce qu’elle est la forme de trouble neurocognitif majeur la plus fréquente, mais je me suis intéressé aux maladies cognitives surtout pour étudier les variantes plus rares d’Alzheimer comme la variante langagière de la maladie d’Alzheimer, la variante visuelle de la maladie d’Alzheimer, et la variante comportementale/dysexécutive de la maladie d’Alzheimer dont on entend moins parler! Je suis fasciné par l’identification des troubles neurocognitifs non-Alzheimer comme le spectre des démences frontotemporales qui touche davantage le langage et le comportement que la mémoire. On appelle ces troubles neurocognitifs les démences atypiques, elles frappent plus jeune (45-65 ans). Pour ceux qui sont encore sur le marché du travail, les impacts sont plus dévastateurs et les démences sont moins bien connues. Les gens butinent d’un médecin à l’autre pour se faire dire que c’est leur sommeil, la fatigue, le stress. Et c’est là que j’ai un impact réel au quotidien dans ma pratique comme neurologue/neuropsychologue/chercheur-clinicien.

Robert Jr Laforce
Professeur de clinique agrégé
Département de médecine
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)

 

Georges LévesqueLe fonctionnement du cerveau m’a toujours fasciné et cela nourrissait mes lectures personnelles.  À une époque où peu de choses étaient connues sur la maladie d’Alzheimer, ma grand-mère a été diagnostiquée Alzheimer. Je lui ai alors fait la promesse d’étudier cette pathologie et de trouver un traitement. Ainsi, j’ai orienté mes études graduées sur l’expression des gènes spécifiques du cerveau pour ensuite continuer des études supérieures sur la génétique moléculaire de la maladie d’Alzheimer.

Georges Lévesque
Professeur titulaire
Département de psychiatrie et de neurosciences
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)

 

Chantelle SephtonJ’ai toujours eu intérêt à comprendre le fonctionnement du cerveau. La neurodégénérescence se produit dans des maladies neurodégénératives telles que la maladie d’Alzheimer et la démence lobaire frontotemporale (FTLD). Ma recherche vise à étudier comment un groupe de protéines appelé protéines de liaison à l’ARN maintient la communication synaptique dans le cerveau. En particulier, nous pensons qu’une mauvaise régulation des protéines de liaison à l’ARN entraîne une perte des synapses et que la perte contribue au processus de neurodégénérescence.

Chantelle Sephton
Professeure adjointe
Département de psychiatrie et de neurosciences
Centre de recherche CERVO

Claude VincentMes expériences de recherche avec les chiens d’assistance à la motricité et les chiens d’assistance psychiatrique m’ont amenée à poursuivre la recherche sur d’autres types de chien d’assistance.  Ces projets ont été financés par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS en 2010), le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRSQ en 2012) et l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV en 2015). J’ai découvert qu’en Écosse et aux États-Unis, on y formait des dementia dogs, c.-à-d. des chiens d’assistance pour les personnes qui présentent une démence précoce et leur proche aidant. J’ai donc décidé de former une équipe de recherche canadienne afin de produire des évidences scientifiques sur l’impact des dementia dogs dans la vie des aidants qui habitent sous le même toit que les personnes avec une démence précoce. Depuis l’automne 2018, la Société Alzheimer du Canada finance ce nouveau projet de recherche.

Claude Vincent
Professeure titulaire
Département de réadaptation
Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS)

2. Dans quelle mesure vos résultats de recherche ont-ils un impact dans la vie des gens ?

Simon DuchesneJ’espère démontrer les mécanismes les plus importants qui font qu’un cerveau demeure en bonne santé cognitive, ou perd ces capacités de façon précoce. En second lieu, grâce à cette connaissance obtenue sur ces mécanismes, j’entends proposer des approches — principalement non pharmacologiques — efficaces et avec le moins d’effets secondaires possible, afin de maintenir la santé cérébrale et/ou contenir les effets d’un déclin. Ainsi, ces approches pourraient être recommandées et suivies par la population générale au quotidien. 

Simon Duchesne
Professeur agrégé
Département de radiologie et médecine nucléaire
Centre de recherche CERVO

 

Serge RivestUne défaillance du système immunitaire joue un rôle important dans cette maladie. Nos travaux visent à la mise au point d’une immunothérapie qui stimulerait le système immunitaire afin de l’amener à se débarrasser d’éléments toxiques du cerveau, mais qui ne provoquerait pas d’inflammation excessive. L’équipe s’affaire à évaluer plusieurs candidats d’une famille de nouveaux adjuvants synthétiques — des cytokines ou des agents permettant d’accroitre l’efficacité d’autres médicaments. 

Serge Rivest
Professeur titulaire
Département de médecine moléculaire
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)

 

Chantelle SephtonMes recherches permettront de découvrir les mécanismes par lesquels se produisent le dysfonctionnement synaptique et la neurodégénérescence dans la maladie d’Alzheimer et d’autres démences. À travers nos découvertes, nous identifierons des cibles thérapeutiques qui jetteront les bases du développement de médicaments préventifs ou thérapeutiques pour ces maladies.

Chantelle Sephton
Professeure adjointe
Département de psychiatrie et de neurosciences
Centre de recherche CERVO

 

Marie-Ève TremblayEn leur donnant espoir.  Ma recherche est encore à l’étape fondamentale. Toutefois, suite à la parution d’articles (p. ex. dans le Soleil en janvier dernier) ou lors de conférences grand public, j’ai obtenu de nombreux commentaires positifs. Certaines personnes se sont senties interpellées. Nos travaux portent sur l’interaction entre le stress et le vieillissement, et peu de personnes sont à l’abri du stress. 

Marie-Ève Tremblay
Professeure agrégée
Département de médecine moléculaire
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)

 

Maximiliano A. WilsonUne partie de ma programmation de recherche se concentre sur une meilleure description des troubles du langage et de la mémoire et leur évolution lors du vieillissement en santé et pathologique, comme dans la maladie d’Alzheimer. Être en mesure de mieux comprendre les difficultés et améliorations cognitives associées au vieillissement nous permet de développer de meilleurs outils pour aider les personnes aînées. Concrètement, nous avons développé des évaluations plus précises et adéquates de la cognition, des thérapies orthophoniques qui ont permis aux personnes atteintes d’un trouble cognitif d’origine neurodégénérative de garder leur autonomie plus longtemps. Être plus autonome et retarder le déclin cognitif a un impact direct sur la qualité de vie des personnes aînées.

Maximiliano A. Wilson
Professeur agrégé
Département de réadaptation
Centre de recherche CERVO

 

3. Quelle est votre plus grande fierté en regard de vos travaux de recherche ?

Georges LévesqueNous sommes toujours fiers d’obtenir des résultats nouveaux qui permettent un avancement des connaissances sur la maladie d’Alzheimer. Certains résultats ont cependant un impact plus grand que d’autres. Dans mon cas, il s’agit de la découverte des gènes préséniline 1 et 2 (Sherrington, R., Rogaev, E. I., Liang, Y., Rogaeva, E. A., Levesque, G et al. Nature 375, 1995) dont les mutations conduisent à une forme familiale précoce et très agressive de la maladie d’Alzheimer. Nous avons choisi de nommer la protéine « préséniline » en raison de son implication dans une forme dite pré-sénile de la maladie d’Alzheimer. Cette découverte a eu un impact majeur au niveau de la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Non seulement elle est à l’origine d’une littérature scientifique abondante, elle a aussi permis de tracer de nouvelles voies de recherche. Elle va sans aucun doute contribuer directement ou indirectement à l’élaboration d’un éventuel traitement.

Georges Lévesque
Professeur titulaire
Département de psychiatrie et de neurosciences
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)


Joël MacoirAu cours des dernières années, mes travaux de recherche, menés en collaboration étroite avec des chercheurs du Canada et à l’international ont permis, entre autres, de développer un test rapide de détection des troubles du langage associés aux maladies neurodégénératives, destiné aux intervenants de première ligne. Ils ont aussi mené au développement de traitements spécifiques de ces troubles grâce notamment à l’utilisation des nouvelles technologies. 

Joël Macoir
Professeur titulaire
Département de réadaptation
Centre de recherche CERVO


Serge RivestGrâce à des techniques d’imagerie médicale révolutionnaires permettant de visualiser en direct les évènements qui se produisent dans le cerveau de souris vivantes atteintes d’Alzheimer, l’équipe étudie une catégorie de globules blancs — les monocytes de surveillance — qui attaque sélectivement les agrégats d’amyloïde fixés à la paroi intérieure des vaisseaux sanguins du cerveau. La présence de ces agrégats dans les vaisseaux sanguins est l’une des causes majeures de la maladie parce qu’elle nuit à l’oxygénation du cerveau et conduirait à la détérioration des capacités cognitives des patients. 

Serge Rivest
Professeur titulaire
Département de médecine moléculaire
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)


Maximiliano A. WilsonIl y a beaucoup de personnes qui pensent que tout se détériore en vieillissant : nos capacités physiques, notre endurance, nos fonctions cognitives. Ma plus grande fierté est d’avoir démontré avec mes travaux de recherche que certaines capacités cognitives s’améliorent lors du vieillissement en santé. Notamment, les personnes aînées ont une meilleure mémoire sémantique (c’est-à-dire, la mémoire qui emmagasine les concepts, les faits, etc.) en comparaison aux jeunes adultes. De plus, les personnes aînées ont des capacités de lecture supérieures à celles des jeunes adultes. De façon intéressante, nous avons démontré que l’amélioration de ces habilités implique aussi des changements dans le réseau cérébral de la sémantique et la lecture. En d’autres mots, notre cerveau est plastique et change avec l’expérience, même lors du vieillissement ! Ces changements peuvent être associés à une amélioration de certaines capacités cognitives lors du vieillissement. C’est à partir de cette redéfinition positive du vieillissement que nous pouvons revenir sur le vieillissement pathologique et aider ces personnes à mieux vivre avec leurs difficultés cognitives.

Maximiliano A. Wilson
Professeur agrégé
Département de réadaptation
Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec


4. Quels sont vos projets de recherche à court terme ?

Simon DuchesneÉtablir les bases mathématiques d’un modèle de santé cérébrale et de son impact sur la cognition, d’une part; et tester ce modèle dans ces cohortes que nous suivons au Québec (e.g CIMA-Q) et au Canada (p. ex. CCNA-CCNV), d’autre part. L’une d’entre elles, particulièrement, sera faite en collaboration avec l’Agence spatiale canadienne, dans le cadre d’une étude sur l’inactivité. Les résultats devraient bénéficier tant aux personnes âgées qu’aux astronautes, qui souffrent curieusement des mêmes problèmes — même si les causes sont un tant soit peu différentes!

Simon Duchesne
Professeur agrégé
Département de radiologie et médecine nucléaire
Centre de recherche CERVO


Dominique GirouxJe poursuis actuellement mes travaux sur l’évaluation de l’aptitude, notamment la poursuite de l’implantation de l’Outil d’Évaluation de l’aptitude, mais aussi pour mieux comprendre la perception des différents acteurs concernés (professionnels de la santé et des services sociaux, juristes) sur la vulnérabilité et l’inaptitude. Je travaille aussi sur un outil permettant aux proches aidants d’un ainé en perte d’autonomie d’identifier ses besoins et de trouver les ressources disponibles afin d’y répondre. Cet outil vise notamment à assurer un maintien à domicile sécuritaire, mais aussi à soutenir les proches aidants. Enfin, je travaille de plus sur l’évaluation des risques liés au soutien à domicile (planification du congé d’hôpital, évaluation des risques à domicile).

Dominique Giroux
Professeure agrégée
Département de réadaptation
Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux


Robert Jr LaforceActuellement je suis impliqué dans la plus grande étude internationale sur les démences frontotemporales génétiques, c’est-à-dire le projet GENFI (Genetic Frontemporal Dementia Initiative). GENFI vise à identifier les changements neurologiques précoces au niveau du cerveau via des imageries cérébrales par résonance magnétique, des tests cognitifs, une ponction lombaire, des prises de sang et également des imageries métaboliques par tomographie par émission de positrons. Les tests sont tous réalisés chez des gens qui font partie d’une famille où il y a une mutation qui cause la démence frontotemporale. Nous comparons les résultats obtenus chez les porteurs de la mutation à ceux des non-porteurs afin d’identifier les caractéristiques précoces qui départagent les deux groupes. Le but ultime est de traiter un jour les porteurs asymptomatiques de façon précoce afin qu’ils évitent les ravages de la maladie. 

Robert Jr Laforce
Professeur de clinique agrégé
Département de médecine
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)


Joël MacoirDe nombreuses études ont montré que la phase préclinique des troubles neurocognitifs majeurs peut s’étendre sur une période pouvant aller de 25 à 30 ans avant que n’apparaissent les premiers symptômes. Une partie importante de mes projets vise à améliorer la détection précoce des troubles neurocognitifs majeurs par la mise en relation des changements neurophysiologiques observés à la phase préclinique avec les résultats obtenus lors des tests cognitifs plus sensibles. Cette détection précoce permettra alors de mettre en place rapidement les conditions permettant aux patients (ex., médication, traitement comportemental) et à leurs proches (ex., soutien psychologique, conseils) de recevoir toute l’aide dont ils peuvent avoir besoin.

Joël Macoir
Professeur titulaire
Département de réadaptation
Centre de recherche CERVO


Marie-Ève TremblayL’étude d’un sous-type de microglie qui serait particulièrement impliqué dans la perte synaptique menant aux troubles cognitifs. Les microglies sont les cellules immunitaires du cerveau. Nos travaux indiquent que des altérations du bon fonctionnement de ces cellules (en conditions de stress et de vieillissement) pourraient être à l’origine des troubles cognitifs. 

Marie-Ève Tremblay
Professeure agrégée
Département de médecine moléculaire
Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHUQc-UL)


Soutenez la cause en contribuant à un de nos Fonds facultaires :

Donner au Fonds de recherche et de développement sur la maladie d'Alzheimer (0371)
Ce Fonds a pour objectifs de promouvoir, développer et supporter financièrement un programme de recherche sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées à l'Université Laval.

Donner au Fonds de recherche et de développement sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées - Fondation de la famille Lemaire (3711)
Ce Fonds a pour objectif d'offrir des bourses de deuxième et de troisième cycles à des cliniciens ou des chercheurs fondamentaux en lien avec la recherche sur la maladie d'Alzheimer à l'Université Laval.