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Détail de la nouvelle

Enfin, un peu de silence

Entre 4 % et 15 % de la population adulte doit composer avec des acouphènes persistants. Chez 2,4 % de la population, l'intensité des acouphènes a des répercussions importantes sur la qualité de vie.

La physiothérapie améliore la condition de certaines personnes aux prises avec des acouphènes

La physiothérapie pourrait apporter un soulagement des acouphènes chez une partie des personnes aux prises avec cet invalidant problème. C’est ce que démontre une équipe de l’Université Laval, du Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS) et du Centre intégré universitaire en santé et services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale dans un article qui sera publié dans le Journal of the American Academy of Audiology. Les tests effectués par les chercheurs montrent que la physiothérapie produit une amélioration tangible et soutenue chez la moitié des personnes qui ont participé à l’étude.

Rappelons qu’un acouphène est une sensation auditive qui se manifeste sans qu’il y ait de stimulus sonore extérieur. « Ce problème provient souvent des structures liées à l’audition, mais il peut aussi résulter du mauvais fonctionnement de certains nerfs du cou et de la tête qui se connectent à la même région du système nerveux que le nerf auditif, explique le responsable de l’étude et professeur au Département de réadaptation, Jean‑Sébastien Roy. Ce type d’acouphènes, dits somatosensoriels, est fréquemment associé à des problèmes musculaires à la tête et au cou, à des douleurs au cou et à une diminution de la mobilité du cou qui surviennent après un traumatisme ou une maladie. C’est ce qui nous a conduits à tester l’efficacité de la physiothérapie pour traiter les acouphènes. »

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