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Détail de la nouvelle

Des tout-petits vaccinés en retard

  • Source : Jean Hamann, Le Fil, 23 janvier 2019
  • Santé des populations et pratiques optimales en santé, Recherche, Département de médecine sociale et préventive
Les retards de vaccination, qui touchaient 50% des enfants en 2006, ont chuté à 30% en 2016. Les informations recueillies par les chercheurs pourront orienter les interventions visant à réduire davantage ces retards.

Au Québec, les retards de vaccination touchent encore 3 enfants sur 10 pendant leur première année de vie

La mauvaise nouvelle: 39% des enfants nés entre 2006 et 2016 ont eu un retard d’au moins 30 jours pour l’un des vaccins recommandés pendant leur première année de vie. La bonne nouvelle: ce taux a pratiquement diminué de moitié pendant cette décennie. Voilà l’une des conclusions de l’étude publiée dans BMC Public Health par une équipe de chercheurs rattachés à la Faculté de médecine de l’Université Laval, au Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval et à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Les chercheurs ont aussi constaté que, contrairement à ce que l’on croyait, il ne faut pas concentrer les efforts de sensibilisation uniquement sur le respect de la première visite vaccinale pour améliorer cette statistique.

Au Québec, le calendrier vaccinal comprend quatre visites pendant la première année de vie d’un enfant. Elles doivent avoir lieu lorsque les enfants ont deux mois, quatre mois, six mois et 12 mois.

«Ce calendrier est établi en tenant compte de plusieurs facteurs, notamment l’épidémiologie des maladies infectieuses au Québec, le nombre de rappels nécessaires, la vulnérabilité de l’enfant et le fardeau de la maladie, signale la première auteure de l’étude, Marilou Kiely, doctorante à la Faculté de médecine et conseillère scientifique à l’INSPQ. Théoriquement, si un enfant ne reçoit pas les doses prévues au moment prévu, il court davantage de risque de contracter certaines maladies. De plus, par effet de cascades, chaque retard décale l’administration des vaccins subséquents, ce qui pourrait aussi accroître le risque de contracter ces maladies.»

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