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Détail de la nouvelle

Des marqueurs sur la touche

Le séquençage du génome humain a entraîné la découverte d'une multitude de marqueurs liés aux maladies ayant une composante génétique. Ces innovations mettent toutefois beaucoup de temps à passer du laboratoire au milieu clinique.

Il faut en moyenne 17 ans entre la découverte d'un marqueur génétique et son approbation par les agences de réglementation

La recherche fondamentale avance à un train d’enfer dans le domaine des marqueurs génétiques, mais il y a un sérieux embouteillage entre les laboratoires et les milieux cliniques où on utilise ces tests. C’est la conclusion qui s’impose à la lumière d’une étude réalisée par une équipe de la Faculté de médecine et du Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval. Les travaux de ces chercheurs, qui viennent d’être publiés dans la revue Clinical Chemistry and Laboratory Medicine, révèlent que le délai moyen entre la découverte d’un marqueur génétique et son approbation par les agences de réglementation est de 17 ans.

François Rousseau, Carmen Lindsay, Yves Labelle et Yves Giguère arrivent à ce constat après avoir étudié 29 marqueurs qui ont été découverts depuis 1978 et qui sont présentement utilisés en milieu clinique. Pour ce faire, ils ont retracé, pour chacun des marqueurs, 11 événements clés auxquels ils ont pu accoler une date.

« Il s’agit, par exemple, de la publication de la découverte de ce marqueur dans une revue scientifique, de la demande de brevet, de la publication des lignes directrices d’utilisation du marqueur, de sa première utilisation clinique ou encore de l’approbation par les autorités réglementaires des États-Unis ou de l’Union européenne. En procédant ainsi, nous avons pu reconstituer la trajectoire de chacun de ces marqueurs », précise François Rousseau.

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